salut cher tous,je viens contribuer à ce débat lancé par Jérôme . en effet, je pense que la pisciculture pour la lutte contre la pauvreté et l'autosuffisance alimentaire c'est révolu. la pisciculture devrait s'intégrer aux projets de développement pour faire du chiffre. cela dit un promoteur aquacole est semblable au promoteur immobilier ou autre homme d'affaires. la pisciculture en Afrique est aussi l'objet juste de passion c'et le cas dans mon pays le Gabon ou tous les hauts dignitaires se sont tous lancé dans la pisciculture pour de la détente, la décoration, le plaisir et non pour produire et faire du chiffre. je pense qu'il faut réfléchir sur le model qu'il faut adapté. je pense à un model ou le péri urbain occupe la production intensive pour approvisionner les grandes villes et la campagne se lance dans l'extensif pour réduire les coûts de production et faire face à la disponibilité des intrants qui est un gros problème en Afrique de façon général. Géovanne Aymar NZIENGUI DJIEMBI Direction de l'AquacultureBP : 9498 Librevilletel +(241) 06204273
From: nnapierre2010@hotmail.fr To: sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Date: Mon, 8 Nov 2010 11:15:56 +0100 Subject: Re: [Sarnissa] Chercher pour aider les pisciculteurs à mieux produire!
Chers Tous bonjour, je rejoins Lazare quand il dit ne pas croire à ceux qui pensent qu'il faut cibler les populations paysannes comme opérateur direct de la production piscicole. En effet, en voyant l'intérêt qu'ont certains bailleurs de fonds sur les populations paysannes les plus démunies pour les sortir de la pauvreté, je me suis toujours posé la question de savoir si un faible peut porter un faible et booster le développement. Pendent que j'étais encore en activité au sein du Ministère camerounais en charge des questions de pêches et aquaculture, j'ai été informé de l'expérience d'une grande ferme de production et de transformation de Tilapia (Oreochromis niloticus) installée au Zimbabwe, "Lake Harvest". Il nous a été dit que la pisciculture a pu se développer à partir du fait que grâce à cette ferme industrielle, tous les intrants (alevins et aliment de qualité entre autres) étaient disponibles et les ouvriers de cette ferme avaient maîtrisé la technologie. Je pense donc que cette formule combinée par des équipes pluridisciplinaires d'encadrement peut permettre à la recherche appliquée donner de meilleurs résultats en même temps que le développement effectif de la production aquacole autour des grandes exploitations. salutations distinguées à tous, Pierre NNA ABO'O
Date: Fri, 5 Nov 2010 13:23:37 +0100 From: jerome.lazard@cirad.fr To: sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Subject: Re: [Sarnissa] Chercher pour aider les pisciculteurs à mieux produire!
Bonjour,
La recherche, notamment agronomique, a longtemps été (et est encore en grande partie) le fait d'institutions publiques donc subventionnée par les états (ou indirectement par des bailleurs de fonds extérieurs dans le cadre de la coopération internationale). La tendance mondiale actuelle est à une privatisation de celle-ci, notamment aux États Unis et en Grande Bretagne, entre autres. L'actualité est riche des "dérives" liées à cette tendance (la plus emblématique concerne les OGM). La production quant à elle (sauf dans les pays communistes, de moins en moins nombreux) a toujours été le fait de producteurs privés (le terme privé fait souvent penser à une exploitation de grande taille mais le plus petit producteur du monde est un opérateur privé) plus ou moins "aidés" et "encadrés" par les états (exemples de la PAC en Europe et du système de subventions aux EU, des filières coton et riz irrigué dans certains pays d'Afrique). Le développement d'une filière agricole à partir de zéro dans un pays ne se décrète pas, sauf en temps de guerre ou en cas de famine ou encore, et cela concerne l'Afrique, sous l'emprise de la colonisation. Ce développement est le fruit d'un processus associant de très nombreux acteurs dont le socle est constitué par les producteurs et est soumis à un système complexe de régulations (notamment le marché). Pourquoi en Afrique la production de café et de cacao a-t-elle propulsé certains pays au rang des premiers producteurs mondiaux bien après les indépendances avec, pour la plupart d'entre eux, une production de type artisanal sans aide des états? Dans ce dernier cas, la régulation des prix (caisses de stabilisation) a dans l'ensemble plutôt échoué .... et la production continue de croître. Pourquoi la pisciculture, apportée elle aussi par les colons au départ, n'a-t-elle pas connu le même succès ou plus exactement n'a-t-elle connu aucun succès? Les projets de développement de la pisciculture en Afrique sub-saharienne ont été très nombreux entre 1970 et 2000, certains se focalisant sur la mise en place de crédit aux producteurs. Le total des subventions apporté à la mise en œuvre de ces projets est considérable. Les analyses sur ce sujet sont fort nombreuses (et pondéralement plus élevées que les tonnages de poissons produits! ..... j'en sais quelque chose). Parmi les raisons de cet échec, le choix erroné des populations cibles effectué par les concepteurs de projets semble ressortir. Fallait-il, au nom de la lutte contre la pauvreté, cibler les populations paysannes les plus démunies comme opérateurs directs de la production piscicole? Je ne le pense pas. Aurait-on pu, dans le cadre de programmes ambitieux d'aménagements piscicoles largement subventionnés, à l'image de ce qui s'est fait pour les programmes d'aménagements hydroagricoles de nombreux pays (cf. Soderiz en Côte d'Ivoire, Semry au Cameroun, Onaha au Niger etc etc.), transformer certains pays en "gros" producteurs de poissons de même qu'ils le sont devenus en riz? J'y pensais très souvent lorsque je travaillais en Côte d'Ivoire et imaginais les vallées irriguées en aval des (très) nombreuses retenues couvertes d'étangs sur leurs flancs avec les rizières dans les bas-fonds (au point d'imaginer la création d'une "Sodepisciculture"). Mais je ne le pense pas non plus car la pisciculture n'est pas la riziculture et la nature de l'activité et le marché du produit (le poisson) ne sont pas ceux du riz. Il ne me semble pas que la recherche ait "détourné" l'argent du développement. Je pense par contre que les "frémissements" porteurs d'espoirs que l'on constate actuellement en matière de développement de la pisciculture en Afrique s'appuient tous sur les nombreux acquis de la recherche en matière d'élevage d'espèces africaines, que ceux-ci aient été obtenus en Afrique ou ailleurs. Une subvention en moins pour la recherche qui serait en échange attribuée à un entrepreneur piscicole ne résoudra pas le problème. Une lacune de la recherche a probablement été de focaliser la recherche sur les sciences "dures" (sciences biologiques) en marginalisant les sciences "molles" (sciences humaines et sociales). Un virage s'amorce actuellement mais il demande à être largement conforté dans le sens d'approches pluridisciplinaires. Pour terminer, je pense qu'il faut éviter d'opposer recherche et développement (production) et que l'un des rôles des états est d'accompagner toutes les initiatives de développement de la pisciculture par des politiques publiques diversifiées qui ne peuvent, me semble-t-il, se résumer au seul crédit. Celle concernant la gouvernance de la recherche en est une majeure. Ces quelques idées sans prétention n'ont d'autre objectif que de contribuer à un débat récurrent et même sans doute éternel!
Bien amicalement, Jérôme Lazard
Le 03/11/2010 09:51, pierre nna-aboo a écrit :
Mr. SANDY, bonjour Ce que vous dites est vrais mais pas suffisant. Le constat que je fais vient de l'expérience que j'ai du Cameroun mon pays où j'ai servi pendent près de 25 ans d'abord comme Chef service de la Recherche appliquée ensuite comme Chargé d'étude à la Direction des Pêches et enfin comme Sous Directeur de l'Aquaculture et de la Recherche Appliquée en passant par Directeur d'une Station aquacole d'État et je ne pense pas que grand chose a changé depuis 05 ans que je suis à la retraite. La recherche absorbe d'importantes sommes d'argent en provenace surtout des bailleurs de fonds étrangers, mais je n'ai pas de signe évident que ces mêmes bailleurs ont le même engouement pour financer de grands projets de production piscicole. On se contante de financer la recherche auprès de petites exploitation des ruraux prétextant qu'on appui les pauvres. Je me pose donc souv ent la question de savoir si un faible peut porter un autre. Personnellement j'ai souvent tenté de solliciter des appuis ma is on me propose toujours des montants dérisoires qui ne peuvent pas me permettre de faire une bonne affaire. ma compétence dans ce domaine est confirmée je dispose de sites favorables pour l'installation de grandes exploitations piscicole le marché est là car à l'heure actuelle le Cameroun importe des tilapias congelés de Chine. C'est une honte pour moi quand je sais les potentialités de mon pays pour le développement de l'aquaculture. Je crois donc pour ma part qu'il n'y a pas de volonté.
Date: Mon, 25 Oct 2010 17:18:56 +0100 From:retoudysan@yahoo.fr To:sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Subject: Re: [Sarnissa] Chercher pour aider les pisciculteurs à mieux produire!
Mr Sa Majesté merci pour les analyses mais je vous conseille ainsi que tout les promoteurs de cette activité de faire au préalable un busI ness plan qui prendra en compte les couts fixes et variables c' est un guide économique de rentabilité financière et économique avant d' investir . Sandy
--- En date de : Dim 24.10.10, pierre nna-aboo<nnapierre2010@hotmail.fr> a écrit :
De: pierre nna-aboo<nnapierre2010@hotmail.fr> Objet: Re: [Sarnissa] Chercher pour aider les pisciculteurs à mieux produire! À: "sarnissa"<sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk> Date: Dimanche 24 octobre 2010, 16h28
Victor, bonjour Je crois simplement que la solution au problèmes que vous poser existe du fait qu'il n'est pas facile pour un promoteur de trouver des financements suffisants pour mettre en place des infrastructures adéquates de production piscicole. Il faudraiut à mon avis que les Etats mettent en place des mécanismes de financement de l'aquaculture par les banques et que les études de ces dossiers associent les Chercheurs et les spécialistes de la vulgarisation piscicole. En effet malgré de nombreux résultats de recherche les banques ne donnent aucun crédit à la rentabilité de la pisciculture. Par ailleurs la recherche menée dans nos pays s'appuie sur les pauvres sans pour autant leur donner une fois l e projet à terme les moyens suffisants pour continuer leurs propres projets. On se retrouve ainsi dans un cercle vicieux où beaucoup d'argent est dépensé pour mener des recherches et pendent la durée du projet on croit avoir convaincu les pisciculteurs mais hélas dès que les chercheurs se retirent les gents abandonnent progressivement toutes les exploitations. salutations distinguées, Sa Majesté Pierre NNA ABO'O Fonctionnaire retraité
Date: Tue, 19 Oct 2010 13:19:27 +0100 From:pouomognev@yahoo.fr To:sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Subject: [Sarnissa] Chercher pour aider les pisciculteurs à mieux produire!
Salut à tous, Plusieurs bailleurs de fonds et décideurs politiques en Afrique montrent souvent peu d’empressement à appuyer la recherche en pisciculture / pêches, arguant que bien d’informations techniques déjà disponibles restent encore dans les tiroirs, ou alors que les thèmes abordés par certains chercheurs ne répondent pas du tout aux besoins des utilisateurs. Les approches participatives ou en partenariat ont ainsi été développées, et ont permis d’accroître le taux d’adoption des innovations ; cependant, le coût de mise en œuvre de ces approches reste élevé, et les budgets plutôt restreints des Etats Africains relativement aux nombreuses sollicitations ne permettent guère d’envisager d’étendre ces approche à l’échelle nationale. Selon vous, comment (i) améliorer l’accès des résultats de la recherche aux utilisateurs, et partant (ii) attirer et gagner davantage de fonds pour la recherche appliquée. Cordialement, Victor
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