[Sarnissa-french-aquaculture] Traduction/Valentin/Haiti
Chers tous, Je trouve que l'histoire de Valentin est source d'inspiration et nous connaissons tous des histoires similaires. Toutefois, voici quelques remarques que m'inspire cette histoire et les vidéos postées par Will: 1. Valentin a mis 13 ANS pour arriver à cela en Haiti. Ceux d'entre nous qui travaillent sur des projets de développement savent que les financements ne sont garantis que quelques années. A l'origine, Valentin est allé en Haiti sur un petit projet du Rotary International. Ce qui est courageux de sa part, c'est que Valentin est resté indépendamment de toute certitude de financement et est resté fidèle à sa vision, avec ou sans bailleur de fond. 2. Le nombre d'haitiens directement assistés par Valentin est bien inférieur à 1000 personnes. Ça ne me pose pas de problème, mais ça en pose à la plupart des bailleurs de fonds. Quand il faut "faire du chiffre" avant la fin de projets courts, les effets durables sont presque toujours négligeables. 3. Valentin l'a fait de la meilleure manière: commencez petit, démontrez un petit succès qui est très important pour les familles qui en bénéficient, et la croissance suivra (jusqu'à ce qu'un nouveau facteur limitant apparaisse) 4. Notez que Valentin a utilisé son argent personnel pour lancer l'écloserie car il n'est pas parvenu à convaincre les grosses agences gouvernementales d'utiliser une fraction de leurs millions pour la construire. Une raison est que sa demande était trop PETITE. Les grosses agences ont besoin de gros projets car leurs coûts administratifs sont élevés. C'est là que les ONG et le donneur que Valentin a fini par trouver (du Royaume Uni) apparaissent. Il faut maintenant que les grosses agences reconnaissent cela et changent leur manière de travailler. Des petits financements peuvent être mis à disposition dans le cadre de plus gros projets de développement. Même l'USAID évolue dans le sens de mieux utiliser les organisations locales pour la mise en oeuvre de ses projets. Mais ils ne travaillent pas avec des start-ups; ils cherchent des organisations qui ont déjà une solide expérience vérifiable. Et même ainsi, vous n'êtes jamais sûr d'obtenir un financement dont vous savez pourtant qu'il permettrait de faire un très bon boulot. 5. Valentin a bénéficié d'un petit peu de soutien technique de son université -il n'en a pas eu beaucoup besoin- mais c'est toujours bien de pouvoir s'appuyer sur quelqu'un avec qui il est possible de discuter et d'échanger des informations. Conserver vos contacts ! Quelques conseils: - n'espérez pas que vos efforts aboutissent à moins de 10 ans. Si c'est le cas, c'est super. Mais s'ils sont obtenus en peu de temps, il y a de bonnes chances qu'ils disparaissent aussi très vite. La publicité précoce est aussi dissuasive. - commencez petit et faites du travail de qualité; les bons exemple de pisciculture rentable et durable se diffuseront d'eux même - vous devrez probablement faire des sacrifices personnels en cours de route. Du temps, de l'argent, votre carrière, parfois votre famille. Essayez de ne pas sacrifier votre santé, car nous avons besoin de gens comme vous. - vous avez plus de chances d'échouer que de réussir, et plus de chances que votre travail ne soit pas apprécié plutôt que reconnu. C'est ce qui rend plus agréable les quelques succès et reconnaissances. - évitez d'entrer en compétition les uns les autres -il y a plein de travail pour tout le monde- en particulier pour ce qui n'est pas payé Bon travail et bonne chance à tous ! Karen L. Veverica Department of Fisheries and Allied Aquacultures International Center for Aquaculture and Aquatic Environments Auburn University, Alabama, USA office: +1-334-844-7366 cell: +1-334-332-1560 cell in Uganda:+256-782-970622 Début du message réexpédié :
De : "Karen L. Veverica" <veverkl@gmail.com> Date : 3 mai 2010 18:27:51 HAEC À : sarnissa-african-aquaculture@lists.stir.ac.uk Objet : Rép : [Sarnissa-african-aquaculture] Valentin developing aquaculture in Haiti Répondre à : sarnissa-african-aquaculture@lists.stir.ac.uk
Dear all, I find that Val 's story is inspirational and that many of us know of similar stories. However, note a few things from this story and from the videos that Will posted: 1. Val has spent over 13 YEARS to do this in Haiti. Those of us who work on development projects know that funding is assured only for a few years. Val originally went to Haiti on a small project for Rotary International. The courageous thing is that Val stayed on beyond the assured project funding and kept to his vision-no matter if there was a donor or not. 2. The numbers of Haitians directly assisted by Val is likely well under 1,000. I do not have a problem with this- but most of the donor agencies do. In the effort to "get the numbers up" by the end of the short projects, the lasting effects are almost always negligible. 3. Val did it the better way: start small, show small success that is very important to the families benefiting and the expansion will happen, (but only to the point that the next limiting factor appears). 4. Note that Val used his own money to start the hatchery because he could not convince the big government agencies to use some of their multi-millions to do this. One reason is that it is too SMALL of a request. The big agencies need to have big projects because their administrative costs are so high. This is where the NGO's come in and the donor that Val eventually found (from the UK). The big agencies are now getting to recognize this and changing some of the ways they operate. Small grants can be applied for under some of the larger development projects. Even USAID is moving towards using local organizations in some of the implementation of its projects. But they do not work with start-ups; they look for an oraganization that has a verifiable track record. Even so, you will not always be successful in attracting a grant for what you know will be really good work. 5. Val received a small bit of technical backstopping from his school- he didn't need much- but it is always good to have someone with whom you can discuss things and exchange information. Keep your contacts. Some advice: • Do not expect your efforts to yield significant and long-lasting results before 10 years. If they do, that is great. But if they happen in a short time, chances are, they will become un-done in a short time also. Early publicity is especially a deterrent. • Start small and with quality- good examples of truly profitable and sustainable fish farming will spread themselves. • You will likely need to make some personal sacrifices along the way. Time, money, career, sometimes family. Try not to make the personal sacrifice of health because we need people like you around. • You are more likely to fail than succeed and more likely to work un-appreciated than appreciated. It only serves to make those few occasions of success and appreciation sweeter. • Avoid competing with each other- there is plenty of work for everyone- especially the unpaid kind. Good work and good luck to all, Karen L. Veverica Department of Fisheries and Allied Aquacultures International Center for Aquaculture and Aquatic Environments Auburn University, Alabama, USA office: +1-334-844-7366 cell: +1-334-332-1560 cell in Uganda:+256-782-970622
On 5/3/2010 7:32 AM, William Leschen wrote:
Translated from French Forum
Dear all The activities and results of Valentin in Haiti are welcome, and should be encouraged and disseminated widely. This leads me to the contribution of the diaspora in various development sectors of our countries. Aquaculture has long been of benefit to many programs and development initiatives. Unfortunately, the results across Africa have been mixed. In addition to initiatives already under way, one might think to introduce measures similar to that of Valentine, ie the extent to which the Diaspora could contribute to the development of the aquaculture sector in Africa. What do you dear members of SARNISSA think ? Cordially Celestine Ble Cote D’Ivoire
merci Karen pour ces conseils très pratiques. A travers ce que vous avez dit et soutenu par David, il me semble que ce qui manque c'est la "publicité" du secteur aquacole. il est donc bon de saluer le travail que fait SARNISSA, c'est à dire de faire connaître et partager les expériences des uns et des autres à travers les études de cas (plublié dans Compendium Aquaculture) afin qu'un grand nombre et même les plus sceptiques puissent s'interesser à l'activité aquacole. Dans les pays asiatiques ça marche et je pense qu'en plus des facteurs techniques et financiers, une des explications ayant permis l'émergence et le developpement du secteur aquacole réside certainement dans des facteurs socioculturels. A ce sujet, je travaille avec un étudiant en thèse dont le sujet s'interesse aux facteurs socio-culturels liés au developpement de l'aquaculture dans le sud de la Côte d'Ivoire. Cordialement BLE Célestin Dr BLE M. Célestin Chef du Département Aquaculture Centre de Recherches Océanologiques (CRO) BP V 18 Abidjan, Côte d'Ivoire Tel : +225 21 35 50 14 / 21 35 58 80 Fax : +225 21 35 11 55 Cel : +225 07 76 37 11 / 07 78 78 91 E-mail : blecel@hotmail.com
From: lionel.dabbadie@cirad.fr To: sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Date: Mon, 3 May 2010 19:08:29 +0200 CC: veverkl@gmail.com Subject: [Sarnissa-french-aquaculture] Traduction/Valentin/Haiti
Chers tous,
Je trouve que l'histoire de Valentin est source d'inspiration et nous connaissons tous des histoires similaires. Toutefois, voici quelques remarques que m'inspire cette histoire et les vidéos postées par Will: 1. Valentin a mis 13 ANS pour arriver à cela en Haiti. Ceux d'entre nous qui travaillent sur des projets de développement savent que les financements ne sont garantis que quelques années. A l'origine, Valentin est allé en Haiti sur un petit projet du Rotary International. Ce qui est courageux de sa part, c'est que Valentin est resté indépendamment de toute certitude de financement et est resté fidèle à sa vision, avec ou sans bailleur de fond. 2. Le nombre d'haitiens directement assistés par Valentin est bien inférieur à 1000 personnes. Ça ne me pose pas de problème, mais ça en pose à la plupart des bailleurs de fonds. Quand il faut "faire du chiffre" avant la fin de projets courts, les effets durables sont presque toujours négligeables. 3. Valentin l'a fait de la meilleure manière: commencez petit, démontrez un petit succès qui est très important pour les familles qui en bénéficient, et la croissance suivra (jusqu'à ce qu'un nouveau facteur limitant apparaisse) 4. Notez que Valentin a utilisé son argent personnel pour lancer l'écloserie car il n'est pas parvenu à convaincre les grosses agences gouvernementales d'utiliser une fraction de leurs millions pour la construire. Une raison est que sa demande était trop PETITE. Les grosses agences ont besoin de gros projets car leurs coûts administratifs sont élevés. C'est là que les ONG et le donneur que Valentin a fini par trouver (du Royaume Uni) apparaissent. Il faut maintenant que les grosses agences reconnaissent cela et changent leur manière de travailler. Des petits financements peuvent être mis à disposition dans le cadre de plus gros projets de développement. Même l'USAID évolue dans le sens de mieux utiliser les organisations locales pour la mise en oeuvre de ses projets. Mais ils ne travaillent pas avec des start-ups; ils cherchent des organisations qui ont déjà une solide expérience vérifiable. Et même ainsi, vous n'êtes jamais sûr d'obtenir un financement dont vous savez pourtant qu'il permettrait de faire un très bon boulot. 5. Valentin a bénéficié d'un petit peu de soutien technique de son université -il n'en a pas eu beaucoup besoin- mais c'est toujours bien de pouvoir s'appuyer sur quelqu'un avec qui il est possible de discuter et d'échanger des informations. Conserver vos contacts ! Quelques conseils: - n'espérez pas que vos efforts aboutissent à moins de 10 ans. Si c'est le cas, c'est super. Mais s'ils sont obtenus en peu de temps, il y a de bonnes chances qu'ils disparaissent aussi très vite. La publicité précoce est aussi dissuasive. - commencez petit et faites du travail de qualité; les bons exemple de pisciculture rentable et durable se diffuseront d'eux même - vous devrez probablement faire des sacrifices personnels en cours de route. Du temps, de l'argent, votre carrière, parfois votre famille. Essayez de ne pas sacrifier votre santé, car nous avons besoin de gens comme vous. - vous avez plus de chances d'échouer que de réussir, et plus de chances que votre travail ne soit pas apprécié plutôt que reconnu. C'est ce qui rend plus agréable les quelques succès et reconnaissances. - évitez d'entrer en compétition les uns les autres -il y a plein de travail pour tout le monde- en particulier pour ce qui n'est pas payé Bon travail et bonne chance à tous !
Karen L. Veverica Department of Fisheries and Allied Aquacultures International Center for Aquaculture and Aquatic Environments Auburn University, Alabama, USA office: +1-334-844-7366 cell: +1-334-332-1560 cell in Uganda:+256-782-970622
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De : "Karen L. Veverica" <veverkl@gmail.com> Date : 3 mai 2010 18:27:51 HAEC À : sarnissa-african-aquaculture@lists.stir.ac.uk Objet : Rép : [Sarnissa-african-aquaculture] Valentin developing aquaculture in Haiti Répondre à : sarnissa-african-aquaculture@lists.stir.ac.uk
Dear all, I find that Val 's story is inspirational and that many of us know of similar stories. However, note a few things from this story and from the videos that Will posted: 1. Val has spent over 13 YEARS to do this in Haiti. Those of us who work on development projects know that funding is assured only for a few years. Val originally went to Haiti on a small project for Rotary International. The courageous thing is that Val stayed on beyond the assured project funding and kept to his vision-no matter if there was a donor or not. 2. The numbers of Haitians directly assisted by Val is likely well under 1,000. I do not have a problem with this- but most of the donor agencies do. In the effort to "get the numbers up" by the end of the short projects, the lasting effects are almost always negligible. 3. Val did it the better way: start small, show small success that is very important to the families benefiting and the expansion will happen, (but only to the point that the next limiting factor appears). 4. Note that Val used his own money to start the hatchery because he could not convince the big government agencies to use some of their multi-millions to do this. One reason is that it is too SMALL of a request. The big agencies need to have big projects because their administrative costs are so high. This is where the NGO's come in and the donor that Val eventually found (from the UK). The big agencies are now getting to recognize this and changing some of the ways they operate. Small grants can be applied for under some of the larger development projects. Even USAID is moving towards using local organizations in some of the implementation of its projects. But they do not work with start-ups; they look for an oraganization that has a verifiable track record. Even so, you will not always be successful in attracting a grant for what you know will be really good work. 5. Val received a small bit of technical backstopping from his school- he didn't need much- but it is always good to have someone with whom you can discuss things and exchange information. Keep your contacts. Some advice: • Do not expect your efforts to yield significant and long-lasting results before 10 years. If they do, that is great. But if they happen in a short time, chances are, they will become un-done in a short time also. Early publicity is especially a deterrent. • Start small and with quality- good examples of truly profitable and sustainable fish farming will spread themselves. • You will likely need to make some personal sacrifices along the way. Time, money, career, sometimes family. Try not to make the personal sacrifice of health because we need people like you around. • You are more likely to fail than succeed and more likely to work un-appreciated than appreciated. It only serves to make those few occasions of success and appreciation sweeter. • Avoid competing with each other- there is plenty of work for everyone- especially the unpaid kind. Good work and good luck to all, Karen L. Veverica Department of Fisheries and Allied Aquacultures International Center for Aquaculture and Aquatic Environments Auburn University, Alabama, USA office: +1-334-844-7366 cell: +1-334-332-1560 cell in Uganda:+256-782-970622
On 5/3/2010 7:32 AM, William Leschen wrote:
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Dear all The activities and results of Valentin in Haiti are welcome, and should be encouraged and disseminated widely. This leads me to the contribution of the diaspora in various development sectors of our countries. Aquaculture has long been of benefit to many programs and development initiatives. Unfortunately, the results across Africa have been mixed. In addition to initiatives already under way, one might think to introduce measures similar to that of Valentine, ie the extent to which the Diaspora could contribute to the development of the aquaculture sector in Africa. What do you dear members of SARNISSA think ? Cordially Celestine Ble Cote D’Ivoire
_______________________________________________ Sarnissa-french-aquaculture mailing list Sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk http://lists.stir.ac.uk/cgi-bin/mailman/listinfo/sarnissa-french-aquaculture
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bonjour Célestin, Effectivement le succès d'un projet de développement ou de sa propre pisciculture est fortement lié à l'engagement des promoteurs et de toutes les parties prenantes. Toutefois, le "retard" dans développement de la pisciculture en Afrique ne repose pas seulement sur des causes micro-économiques ou des comportements individuels mais aussi sur des déterminants macroéconomiques et sociohistoriques propres à ce continent. J'ai le sentiment que ces grands déterminants n'ont pas encore fait l'objet de suffisamment de recherche. Je pense notamment à : la relative faible densité de la population (qui se traduit par exemple par une valorisation récente des bas-fonds); le rareté des sous produits animaux et agricoles pour l'aquaculture -en concurrence avec les autres secteurs de production et l'alimentation humaine- (pas de culture du riz dans les bas-fonds à base de l'utilisation du son du riz pour l'élevage du porc et du poissons, créant des surplus de lisiers...); la concurrence de la pêche et notamment celle d'eau douce -voir l'existence encore dans certains pays forestiers de viande de brousse-; des réseaux sociaux qui seraient peu mobilisés/mobilisables, à la différence de l'Asie, dans le secteur productif (capitaux mais aussi échanges d'information) - les facteurs socio-culturels que tu cites, qui sont aussi le produit de l'histoire; cela renvoie aussi au contexte institutionnel (Hayami, Yujiro and Vernon W. Ruttan. “Toward a Theory of Induced Institutional Innovation,” /Journal of Development Studies, 20(1984): 203-223). J'ai du en oublier. Toutefois, le géant Nigeria montre que ce contexte est en train changer. La principale ressource abondante en Afrique, du présent et du futur, c'est l'homme (et la femme). Il faut en favoriser l'expression via la formation, la mise en réseau et la partage des connaissances...comme essaye de le faire Sarnissa. Et si les autres "facteurs" de production ne sont pas abondants, cela milite d'investir + et + dans la formation et la mise en place de systèmes piscicoles efficients sur la plan social et économique (bref durable). Ceci pour aussi dire que je suis intéressé par la problématique de thèse de ton étudiant. bien cordialement, Olivier Célestin Blé a écrit :
merci Karen pour ces conseils très pratiques. A travers ce que vous avez dit et soutenu par David, il me semble que ce qui manque c'est la "publicité" du secteur aquacole. il est donc bon de saluer le travail que fait SARNISSA, c'est à dire de faire connaître et partager les expériences des uns et des autres à travers les études de cas (plublié dans Compendium Aquaculture) afin qu'un grand nombre et même les plus sceptiques puissent s'interesser à l'activité aquacole. Dans les pays asiatiques ça marche et je pense qu'en plus des facteurs techniques et financiers, une des explications ayant permis l'émergence et le developpement du secteur aquacole réside certainement dans des facteurs socioculturels. A ce sujet, je travaille avec un étudiant en thèse dont le sujet s'interesse aux facteurs socio-culturels liés au developpement de l'aquaculture dans le sud de la Côte d'Ivoire.
Cordialement
BLE Célestin
Dr BLE M. Célestin Chef du Département Aquaculture Centre de Recherches Océanologiques (CRO) BP V 18 Abidjan, Côte d'Ivoire Tel : +225 21 35 50 14 / 21 35 58 80 Fax : +225 21 35 11 55 Cel : +225 07 76 37 11 / 07 78 78 91 E-mail : blecel@hotmail.com
From: lionel.dabbadie@cirad.fr To: sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Date: Mon, 3 May 2010 19:08:29 +0200 CC: veverkl@gmail.com Subject: [Sarnissa-french-aquaculture] Traduction/Valentin/Haiti
Chers tous,
Je trouve que l'histoire de Valentin est source d'inspiration et nous connaissons tous des histoires similaires. Toutefois, voici quelques remarques que m'inspire cette histoire et les vidéos postées par Will: 1. Valentin a mis 13 ANS pour arriver à cela en Haiti. Ceux d'entre nous qui travaillent sur des projets de développement savent que les financements ne sont garantis que quelques années. A l'origine, Valentin est allé en Haiti sur un petit projet du Rotary International. Ce qui est courageux de sa part, c'est que Valentin est resté indépendamment de toute certitude de financement et est resté fidèle à sa vision, avec ou sans bailleur de fond. 2. Le nombre d'haitiens directement assistés par Valentin est bien inférieur à 1000 personnes. Ça ne me pose pas de problème, mais ça en pose à la plupart des bailleurs de fonds. Quand il faut "faire du chiffre" avant la fin de projets courts, les effets durables sont presque toujours négligeables. 3. Valentin l'a fait de la meilleure manière: commencez petit, démontrez un petit succès qui est très important pour les familles qui en bénéficient, et la croissance suivra (jusqu'à ce qu'un nouveau facteur limitant apparaisse) 4. Notez que Valentin a utilisé son argent personnel pour lancer l'écloserie car il n'est pas parvenu à convaincre les grosses agences gouvernementales d'utiliser une fraction de leurs millions pour la construire. Une raison est que sa demande était trop PETITE. Les grosses agences ont besoin de gros projets car leurs coûts administratifs sont élevés. C'est là que les ONG et le donneur que Valentin a fini par trouver (du Royaume Uni) apparaissent. Il faut maintenant que les grosses agences reconnaissent cela et changent leur manière de travailler. Des petits financements peuvent être mis à disposition dans le cadre de plus gros projets de développement. Même l'USAID évolue dans le sens de mieux utiliser les organisations locales pour la mise en oeuvre de ses projets. Mais ils ne travaillent pas avec des start-ups; ils cherchent des organisations qui ont déjà une solide expérience vérifiable. Et même ainsi, vous n'êtes jamais sûr d'obtenir un financement dont vous savez pourtant qu'il permettrait de faire un très bon boulot. 5. Valentin a bénéficié d'un petit peu de soutien technique de son université -il n'en a pas eu beaucoup besoin- mais c'est toujours bien de pouvoir s'appuyer sur quelqu'un avec qui il est possible de discuter et d'échanger des informations. Conserver vos contacts ! Quelques conseils: - n'espérez pas que vos efforts aboutissent à moins de 10 ans. Si c'est le cas, c'est super. Mais s'ils sont obtenus en peu de temps, il y a de bonnes chances qu'ils disparaissent aussi très vite. La publicité précoce est aussi dissuasive. - commencez petit et faites du travail de qualité; les bons exemple de pisciculture rentable et durable se diffuseront d'eux même - vous devrez probablement faire des sacrifices personnels en cours de route. Du temps, de l'argent, votre carrière, parfois votre famille. Essayez de ne pas sacrifier votre santé, car nous avons besoin de gens comme vous. - vous avez plus de chances d'échouer que de réussir, et plus de chances que votre travail ne soit pas apprécié plutôt que reconnu. C'est ce qui rend plus agréable les quelques succès et reconnaissances. - évitez d'entrer en compétition les uns les autres -il y a plein de travail pour tout le monde- en particulier pour ce qui n'est pas payé Bon travail et bonne chance à tous !
Karen L. Veverica Department of Fisheries and Allied Aquacultures International Center for Aquaculture and Aquatic Environments Auburn University, Alabama, USA office: +1-334-844-7366 cell: +1-334-332-1560 cell in Uganda:+256-782-970622
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De : "Karen L. Veverica" <veverkl@gmail.com> Date : 3 mai 2010 18:27:51 HAEC À : sarnissa-african-aquaculture@lists.stir.ac.uk Objet : Rép : [Sarnissa-african-aquaculture] Valentin developing aquaculture in Haiti Répondre à : sarnissa-african-aquaculture@lists.stir.ac.uk
Dear all, I find that Val 's story is inspirational and that many of us know of similar stories. However, note a few things from this story and from the videos that Will posted: 1. Val has spent over 13 YEARS to do this in Haiti. Those of us who work on development projects know that funding is assured only for a few years. Val originally went to Haiti on a small project for Rotary International. The courageous thing is that Val stayed on beyond the assured project funding and kept to his vision-no matter if there was a donor or not. 2. The numbers of Haitians directly assisted by Val is likely well under 1,000. I do not have a problem with this- but most of the donor agencies do. In the effort to "get the numbers up" by the end of the short projects, the lasting effects are almost always negligible. 3. Val did it the better way: start small, show small success that is very important to the families benefiting and the expansion will happen, (but only to the point that the next limiting factor appears). 4. Note that Val used his own money to start the hatchery because he could not convince the big government agencies to use some of their multi-millions to do this. One reason is that it is too SMALL of a request. The big agencies need to have big projects because their administrative costs are so high. This is where the NGO's come in and the donor that Val eventually found (from the UK). The big agencies are now getting to recognize this and changing some of the ways they operate. Small grants can be applied for under some of the larger development projects. Even USAID is moving towards using local organizations in some of the implementation of its projects. But they do not work with start-ups; they look for an oraganization that has a verifiable track record. Even so, you will not always be successful in attracting a grant for what you know will be really good work. 5. Val received a small bit of technical backstopping from his school- he didn't need much- but it is always good to have someone with whom you can discuss things and exchange information. Keep your contacts. Some advice: • Do not expect your efforts to yield significant and long-lasting results before 10 years. If they do, that is great. But if they happen in a short time, chances are, they will become un-done in a short time also. Early publicity is especially a deterrent. • Start small and with quality- good examples of truly profitable and sustainable fish farming will spread themselves. • You will likely need to make some personal sacrifices along the way. Time, money, career, sometimes family. Try not to make the personal sacrifice of health because we need people like you around. • You are more likely to fail than succeed and more likely to work un-appreciated than appreciated. It only serves to make those few occasions of success and appreciation sweeter. • Avoid competing with each other- there is plenty of work for everyone- especially the unpaid kind. Good work and good luck to all, Karen L. Veverica Department of Fisheries and Allied Aquacultures International Center for Aquaculture and Aquatic Environments Auburn University, Alabama, USA office: +1-334-844-7366 cell: +1-334-332-1560 cell in Uganda:+256-782-970622
On 5/3/2010 7:32 AM, William Leschen wrote:
Translated from French Forum
Dear all The activities and results of Valentin in Haiti are welcome, and should be encouraged and disseminated widely. This leads me to the contribution of the diaspora in various development sectors of our countries. Aquaculture has long been of benefit to many programs and development initiatives. Unfortunately, the results across Africa have been mixed. In addition to initiatives already under way, one might think to introduce measures similar to that of Valentine, ie the extent to which the Diaspora could contribute to the development of the aquaculture sector in Africa. What do you dear members of SARNISSA think ? Cordially Celestine Ble Cote D’Ivoire
Sarnissa-french-aquaculture mailing list Sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk http://lists.stir.ac.uk/cgi-bin/mailman/listinfo/sarnissa-french-aquaculture
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Bonjour olivier, Merci bien pour cette contribution, je te tiendrai au courant de l'évolutiion des travaux de thèses. bien cordialement Célestin Dr BLE M. Célestin Chef du Département Aquaculture Centre de Recherches Océanologiques (CRO) BP V 18 Abidjan, Côte d'Ivoire Tel : +225 21 35 50 14 / 21 35 58 80 Fax : +225 21 35 11 55 Cel : +225 07 76 37 11 / 07 78 78 91 E-mail : blecel@hotmail.com
Date: Tue, 4 May 2010 16:56:54 +0200 From: olivier.mikolasek@cirad.fr To: sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Subject: Re: [Sarnissa-french-aquaculture] [{SPAM?} score 8.0] RE: Traduction/Valentin/Haiti
bonjour Célestin, Effectivement le succès d'un projet de développement ou de sa propre pisciculture est fortement lié à l'engagement des promoteurs et de toutes les parties prenantes. Toutefois, le "retard" dans développement de la pisciculture en Afrique ne repose pas seulement sur des causes micro-économiques ou des comportements individuels mais aussi sur des déterminants macroéconomiques et sociohistoriques propres à ce continent. J'ai le sentiment que ces grands déterminants n'ont pas encore fait l'objet de suffisamment de recherche. Je pense notamment à : la relative faible densité de la population (qui se traduit par exemple par une valorisation récente des bas-fonds); le rareté des sous produits animaux et agricoles pour l'aquaculture -en concurrence avec les autres secteurs de production et l'alimentation humaine- (pas de culture du riz dans les bas-fonds à base de l'utilisation du son du riz pour l'élevage du porc et du poissons, créant des surplus de lisiers...); la concurrence de la pêche et notamment celle d'eau douce -voir l'existence encore dans certains pays forestiers de viande de brousse-; des réseaux sociaux qui seraient peu mobilisés/mobilisables, à la différence de l'Asie, dans le secteur productif (capitaux mais aussi échanges d'information) - les facteurs socio-culturels que tu cites, qui sont aussi le produit de l'histoire; cela renvoie aussi au contexte institutionnel (Hayami, Yujiro and Vernon W. Ruttan. “Toward a Theory of Induced Institutional Innovation,” /Journal of Development Studies, 20(1984): 203-223). J'ai du en oublier. Toutefois, le géant Nigeria montre que ce contexte est en train changer. La principale ressource abondante en Afrique, du présent et du futur, c'est l'homme (et la femme). Il faut en favoriser l'expression via la formation, la mise en réseau et la partage des connaissances...comme essaye de le faire Sarnissa. Et si les autres "facteurs" de production ne sont pas abondants, cela milite d'investir + et + dans la formation et la mise en place de systèmes piscicoles efficients sur la plan social et économique (bref durable). Ceci pour aussi dire que je suis intéressé par la problématique de thèse de ton étudiant. bien cordialement, Olivier
Célestin Blé a écrit :
merci Karen pour ces conseils très pratiques. A travers ce que vous avez dit et soutenu par David, il me semble que ce qui manque c'est la "publicité" du secteur aquacole. il est donc bon de saluer le travail que fait SARNISSA, c'est à dire de faire connaître et partager les expériences des uns et des autres à travers les études de cas (plublié dans Compendium Aquaculture) afin qu'un grand nombre et même les plus sceptiques puissent s'interesser à l'activité aquacole. Dans les pays asiatiques ça marche et je pense qu'en plus des facteurs techniques et financiers, une des explications ayant permis l'émergence et le developpement du secteur aquacole réside certainement dans des facteurs socioculturels. A ce sujet, je travaille avec un étudiant en thèse dont le sujet s'interesse aux facteurs socio-culturels liés au developpement de l'aquaculture dans le sud de la Côte d'Ivoire.
Cordialement
BLE Célestin
Dr BLE M. Célestin Chef du Département Aquaculture Centre de Recherches Océanologiques (CRO) BP V 18 Abidjan, Côte d'Ivoire Tel : +225 21 35 50 14 / 21 35 58 80 Fax : +225 21 35 11 55 Cel : +225 07 76 37 11 / 07 78 78 91 E-mail : blecel@hotmail.com
From: lionel.dabbadie@cirad.fr To: sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Date: Mon, 3 May 2010 19:08:29 +0200 CC: veverkl@gmail.com Subject: [Sarnissa-french-aquaculture] Traduction/Valentin/Haiti
Chers tous,
Je trouve que l'histoire de Valentin est source d'inspiration et nous connaissons tous des histoires similaires. Toutefois, voici quelques remarques que m'inspire cette histoire et les vidéos postées par Will: 1. Valentin a mis 13 ANS pour arriver à cela en Haiti. Ceux d'entre nous qui travaillent sur des projets de développement savent que les financements ne sont garantis que quelques années. A l'origine, Valentin est allé en Haiti sur un petit projet du Rotary International. Ce qui est courageux de sa part, c'est que Valentin est resté indépendamment de toute certitude de financement et est resté fidèle à sa vision, avec ou sans bailleur de fond. 2. Le nombre d'haitiens directement assistés par Valentin est bien inférieur à 1000 personnes. Ça ne me pose pas de problème, mais ça en pose à la plupart des bailleurs de fonds. Quand il faut "faire du chiffre" avant la fin de projets courts, les effets durables sont presque toujours négligeables. 3. Valentin l'a fait de la meilleure manière: commencez petit, démontrez un petit succès qui est très important pour les familles qui en bénéficient, et la croissance suivra (jusqu'à ce qu'un nouveau facteur limitant apparaisse) 4. Notez que Valentin a utilisé son argent personnel pour lancer l'écloserie car il n'est pas parvenu à convaincre les grosses agences gouvernementales d'utiliser une fraction de leurs millions pour la construire. Une raison est que sa demande était trop PETITE. Les grosses agences ont besoin de gros projets car leurs coûts administratifs sont élevés. C'est là que les ONG et le donneur que Valentin a fini par trouver (du Royaume Uni) apparaissent. Il faut maintenant que les grosses agences reconnaissent cela et changent leur manière de travailler. Des petits financements peuvent être mis à disposition dans le cadre de plus gros projets de développement. Même l'USAID évolue dans le sens de mieux utiliser les organisations locales pour la mise en oeuvre de ses projets. Mais ils ne travaillent pas avec des start-ups; ils cherchent des organisations qui ont déjà une solide expérience vérifiable. Et même ainsi, vous n'êtes jamais sûr d'obtenir un financement dont vous savez pourtant qu'il permettrait de faire un très bon boulot. 5. Valentin a bénéficié d'un petit peu de soutien technique de son université -il n'en a pas eu beaucoup besoin- mais c'est toujours bien de pouvoir s'appuyer sur quelqu'un avec qui il est possible de discuter et d'échanger des informations. Conserver vos contacts ! Quelques conseils: - n'espérez pas que vos efforts aboutissent à moins de 10 ans. Si c'est le cas, c'est super. Mais s'ils sont obtenus en peu de temps, il y a de bonnes chances qu'ils disparaissent aussi très vite. La publicité précoce est aussi dissuasive. - commencez petit et faites du travail de qualité; les bons exemple de pisciculture rentable et durable se diffuseront d'eux même - vous devrez probablement faire des sacrifices personnels en cours de route. Du temps, de l'argent, votre carrière, parfois votre famille. Essayez de ne pas sacrifier votre santé, car nous avons besoin de gens comme vous. - vous avez plus de chances d'échouer que de réussir, et plus de chances que votre travail ne soit pas apprécié plutôt que reconnu. C'est ce qui rend plus agréable les quelques succès et reconnaissances. - évitez d'entrer en compétition les uns les autres -il y a plein de travail pour tout le monde- en particulier pour ce qui n'est pas payé Bon travail et bonne chance à tous !
Karen L. Veverica Department of Fisheries and Allied Aquacultures International Center for Aquaculture and Aquatic Environments Auburn University, Alabama, USA office: +1-334-844-7366 cell: +1-334-332-1560 cell in Uganda:+256-782-970622
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De : "Karen L. Veverica" <veverkl@gmail.com> Date : 3 mai 2010 18:27:51 HAEC À : sarnissa-african-aquaculture@lists.stir.ac.uk Objet : Rép : [Sarnissa-african-aquaculture] Valentin developing aquaculture in Haiti Répondre à : sarnissa-african-aquaculture@lists.stir.ac.uk
Dear all, I find that Val 's story is inspirational and that many of us know of similar stories. However, note a few things from this story and from the videos that Will posted: 1. Val has spent over 13 YEARS to do this in Haiti. Those of us who work on development projects know that funding is assured only for a few years. Val originally went to Haiti on a small project for Rotary International. The courageous thing is that Val stayed on beyond the assured project funding and kept to his vision-no matter if there was a donor or not. 2. The numbers of Haitians directly assisted by Val is likely well under 1,000. I do not have a problem with this- but most of the donor agencies do. In the effort to "get the numbers up" by the end of the short projects, the lasting effects are almost always negligible. 3. Val did it the better way: start small, show small success that is very important to the families benefiting and the expansion will happen, (but only to the point that the next limiting factor appears). 4. Note that Val used his own money to start the hatchery because he could not convince the big government agencies to use some of their multi-millions to do this. One reason is that it is too SMALL of a request. The big agencies need to have big projects because their administrative costs are so high. This is where the NGO's come in and the donor that Val eventually found (from the UK). The big agencies are now getting to recognize this and changing some of the ways they operate. Small grants can be applied for under some of the larger development projects. Even USAID is moving towards using local organizations in some of the implementation of its projects. But they do not work with start-ups; they look for an oraganization that has a verifiable track record. Even so, you will not always be successful in attracting a grant for what you know will be really good work. 5. Val received a small bit of technical backstopping from his school- he didn't need much- but it is always good to have someone with whom you can discuss things and exchange information. Keep your contacts. Some advice: • Do not expect your efforts to yield significant and long-lasting results before 10 years. If they do, that is great. But if they happen in a short time, chances are, they will become un-done in a short time also. Early publicity is especially a deterrent. • Start small and with quality- good examples of truly profitable and sustainable fish farming will spread themselves. • You will likely need to make some personal sacrifices along the way. Time, money, career, sometimes family. Try not to make the personal sacrifice of health because we need people like you around. • You are more likely to fail than succeed and more likely to work un-appreciated than appreciated. It only serves to make those few occasions of success and appreciation sweeter. • Avoid competing with each other- there is plenty of work for everyone- especially the unpaid kind. Good work and good luck to all, Karen L. Veverica Department of Fisheries and Allied Aquacultures International Center for Aquaculture and Aquatic Environments Auburn University, Alabama, USA office: +1-334-844-7366 cell: +1-334-332-1560 cell in Uganda:+256-782-970622
On 5/3/2010 7:32 AM, William Leschen wrote:
Translated from French Forum
Dear all The activities and results of Valentin in Haiti are welcome, and should be encouraged and disseminated widely. This leads me to the contribution of the diaspora in various development sectors of our countries. Aquaculture has long been of benefit to many programs and development initiatives. Unfortunately, the results across Africa have been mixed. In addition to initiatives already under way, one might think to introduce measures similar to that of Valentine, ie the extent to which the Diaspora could contribute to the development of the aquaculture sector in Africa. What do you dear members of SARNISSA think ? Cordially Celestine Ble Cote D’Ivoire
Sarnissa-french-aquaculture mailing list Sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk http://lists.stir.ac.uk/cgi-bin/mailman/listinfo/sarnissa-french-aquaculture
_________________________________________________________________ Votre messagerie et bien plus où que vous soyez. Passez à Windows Live Hotmail, c'est gratuit ! https://signup.live.com/signup.aspx?id=60969 -------------- section suivante -------------- Une pièce jointe HTML a été nettoyée... URL: <http://lists.stir.ac.uk/pipermail/sarnissa-french-aquaculture/attachments/20100504/30d5a176/attachment.htm> _______________________________________________ Sarnissa-french-aquaculture mailing list Sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk http://lists.stir.ac.uk/cgi-bin/mailman/listinfo/sarnissa-french-aquaculture
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Tous ces aspects soulevés font partie des contraintes qui rendent difficile le développement rapide et harmonieux de l"aquaculture en Afrique. La durée des cycles de production n'en demeure pas moins. Il s'y ajoute que les types d'aliments produits ne sont pas aussi performants pour raccourcir les cycles tout comme les souches. C'est donc tout un ensemble de problèmes qu"il convient d'étudier en vue de susciter l'engouement des populations désireuses de s'adonner à cette alternative à la pêche de capture. Matar DIOUF ancien Directeur de la pêche continentale et de l'aquaculture du Sénégal --- En date de : Mar 4.5.10, Olivier MIKOLASEK <olivier.mikolasek@cirad.fr> a écrit : De: Olivier MIKOLASEK <olivier.mikolasek@cirad.fr> Objet: Re: [Sarnissa-french-aquaculture] [{SPAM?} score 8.0] RE: Traduction/Valentin/Haiti À: sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Date: Mardi 4 mai 2010, 16h56 bonjour Célestin, Effectivement le succès d'un projet de développement ou de sa propre pisciculture est fortement lié à l'engagement des promoteurs et de toutes les parties prenantes. Toutefois, le "retard" dans développement de la pisciculture en Afrique ne repose pas seulement sur des causes micro-économiques ou des comportements individuels mais aussi sur des déterminants macroéconomiques et sociohistoriques propres à ce continent. J'ai le sentiment que ces grands déterminants n'ont pas encore fait l'objet de suffisamment de recherche. Je pense notamment à : la relative faible densité de la population (qui se traduit par exemple par une valorisation récente des bas-fonds); le rareté des sous produits animaux et agricoles pour l'aquaculture -en concurrence avec les autres secteurs de production et l'alimentation humaine- (pas de culture du riz dans les bas-fonds à base de l'utilisation du son du riz pour l'élevage du porc et du poissons, créant des surplus de lisiers...); la concurrence de la pêche et notamment celle d'eau douce -voir l'existence encore dans certains pays forestiers de viande de brousse-; des réseaux sociaux qui seraient peu mobilisés/mobilisables, à la différence de l'Asie, dans le secteur productif (capitaux mais aussi échanges d'information) - les facteurs socio-culturels que tu cites, qui sont aussi le produit de l'histoire; cela renvoie aussi au contexte institutionnel (Hayami, Yujiro and Vernon W. Ruttan. “Toward a Theory of Induced Institutional Innovation,” /Journal of Development Studies, 20(1984): 203-223). J'ai du en oublier. Toutefois, le géant Nigeria montre que ce contexte est en train changer. La principale ressource abondante en Afrique, du présent et du futur, c'est l'homme (et la femme). Il faut en favoriser l'expression via la formation, la mise en réseau et la partage des connaissances...comme essaye de le faire Sarnissa. Et si les autres "facteurs" de production ne sont pas abondants, cela milite d'investir + et + dans la formation et la mise en place de systèmes piscicoles efficients sur la plan social et économique (bref durable). Ceci pour aussi dire que je suis intéressé par la problématique de thèse de ton étudiant. bien cordialement, Olivier Célestin Blé a écrit :
merci Karen pour ces conseils très pratiques. A travers ce que vous avez dit et soutenu par David, il me semble que ce qui manque c'est la "publicité" du secteur aquacole. il est donc bon de saluer le travail que fait SARNISSA, c'est à dire de faire connaître et partager les expériences des uns et des autres à travers les études de cas (plublié dans Compendium Aquaculture) afin qu'un grand nombre et même les plus sceptiques puissent s'interesser à l'activité aquacole. Dans les pays asiatiques ça marche et je pense qu'en plus des facteurs techniques et financiers, une des explications ayant permis l'émergence et le developpement du secteur aquacole réside certainement dans des facteurs socioculturels. A ce sujet, je travaille avec un étudiant en thèse dont le sujet s'interesse aux facteurs socio-culturels liés au developpement de l'aquaculture dans le sud de la Côte d'Ivoire.
Cordialement
BLE Célestin
Dr BLE M. Célestin Chef du Département Aquaculture Centre de Recherches Océanologiques (CRO) BP V 18 Abidjan, Côte d'Ivoire Tel : +225 21 35 50 14 / 21 35 58 80 Fax : +225 21 35 11 55 Cel : +225 07 76 37 11 / 07 78 78 91 E-mail : blecel@hotmail.com
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Chers tous,
Je trouve que l'histoire de Valentin est source d'inspiration et nous connaissons tous des histoires similaires. Toutefois, voici quelques remarques que m'inspire cette histoire et les vidéos postées par Will: 1. Valentin a mis 13 ANS pour arriver à cela en Haiti. Ceux d'entre nous qui travaillent sur des projets de développement savent que les financements ne sont garantis que quelques années. A l'origine, Valentin est allé en Haiti sur un petit projet du Rotary International. Ce qui est courageux de sa part, c'est que Valentin est resté indépendamment de toute certitude de financement et est resté fidèle à sa vision, avec ou sans bailleur de fond. 2. Le nombre d'haitiens directement assistés par Valentin est bien inférieur à 1000 personnes. Ça ne me pose pas de problème, mais ça en pose à la plupart des bailleurs de fonds. Quand il faut "faire du chiffre" avant la fin de projets courts, les effets durables sont presque toujours négligeables. 3. Valentin l'a fait de la meilleure manière: commencez petit, démontrez un petit succès qui est très important pour les familles qui en bénéficient, et la croissance suivra (jusqu'à ce qu'un nouveau facteur limitant apparaisse) 4. Notez que Valentin a utilisé son argent personnel pour lancer l'écloserie car il n'est pas parvenu à convaincre les grosses agences gouvernementales d'utiliser une fraction de leurs millions pour la construire. Une raison est que sa demande était trop PETITE. Les grosses agences ont besoin de gros projets car leurs coûts administratifs sont élevés. C'est là que les ONG et le donneur que Valentin a fini par trouver (du Royaume Uni) apparaissent. Il faut maintenant que les grosses agences reconnaissent cela et changent leur manière de travailler. Des petits financements peuvent être mis à disposition dans le cadre de plus gros projets de développement. Même l'USAID évolue dans le sens de mieux utiliser les organisations locales pour la mise en oeuvre de ses projets. Mais ils ne travaillent pas avec des start-ups; ils cherchent des organisations qui ont déjà une solide expérience vérifiable. Et même ainsi, vous n'êtes jamais sûr d'obtenir un financement dont vous savez pourtant qu'il permettrait de faire un très bon boulot. 5. Valentin a bénéficié d'un petit peu de soutien technique de son université -il n'en a pas eu beaucoup besoin- mais c'est toujours bien de pouvoir s'appuyer sur quelqu'un avec qui il est possible de discuter et d'échanger des informations. Conserver vos contacts ! Quelques conseils: - n'espérez pas que vos efforts aboutissent à moins de 10 ans. Si c'est le cas, c'est super. Mais s'ils sont obtenus en peu de temps, il y a de bonnes chances qu'ils disparaissent aussi très vite. La publicité précoce est aussi dissuasive. - commencez petit et faites du travail de qualité; les bons exemple de pisciculture rentable et durable se diffuseront d'eux même - vous devrez probablement faire des sacrifices personnels en cours de route. Du temps, de l'argent, votre carrière, parfois votre famille. Essayez de ne pas sacrifier votre santé, car nous avons besoin de gens comme vous. - vous avez plus de chances d'échouer que de réussir, et plus de chances que votre travail ne soit pas apprécié plutôt que reconnu. C'est ce qui rend plus agréable les quelques succès et reconnaissances. - évitez d'entrer en compétition les uns les autres -il y a plein de travail pour tout le monde- en particulier pour ce qui n'est pas payé Bon travail et bonne chance à tous !
Karen L. Veverica Department of Fisheries and Allied Aquacultures International Center for Aquaculture and Aquatic Environments Auburn University, Alabama, USA office: +1-334-844-7366 cell: +1-334-332-1560 cell in Uganda:+256-782-970622
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De : "Karen L. Veverica" <veverkl@gmail.com> Date : 3 mai 2010 18:27:51 HAEC À : sarnissa-african-aquaculture@lists.stir.ac.uk Objet : Rép : [Sarnissa-african-aquaculture] Valentin developing aquaculture in Haiti Répondre à : sarnissa-african-aquaculture@lists.stir.ac.uk
Dear all, I find that Val 's story is inspirational and that many of us know of similar stories. However, note a few things from this story and from the videos that Will posted: 1. Val has spent over 13 YEARS to do this in Haiti. Those of us who work on development projects know that funding is assured only for a few years. Val originally went to Haiti on a small project for Rotary International. The courageous thing is that Val stayed on beyond the assured project funding and kept to his vision-no matter if there was a donor or not. 2. The numbers of Haitians directly assisted by Val is likely well under 1,000. I do not have a problem with this- but most of the donor agencies do. In the effort to "get the numbers up" by the end of the short projects, the lasting effects are almost always negligible. 3. Val did it the better way: start small, show small success that is very important to the families benefiting and the expansion will happen, (but only to the point that the next limiting factor appears). 4. Note that Val used his own money to start the hatchery because he could not convince the big government agencies to use some of their multi-millions to do this. One reason is that it is too SMALL of a request. The big agencies need to have big projects because their administrative costs are so high. This is where the NGO's come in and the donor that Val eventually found (from the UK). The big agencies are now getting to recognize this and changing some of the ways they operate. Small grants can be applied for under some of the larger development projects. Even USAID is moving towards using local organizations in some of the implementation of its projects. But they do not work with start-ups; they look for an oraganization that has a verifiable track record. Even so, you will not always be successful in attracting a grant for what you know will be really good work. 5. Val received a small bit of technical backstopping from his school- he didn't need much- but it is always good to have someone with whom you can discuss things and exchange information. Keep your contacts. Some advice: • Do not expect your efforts to yield significant and long-lasting results before 10 years. If they do, that is great. But if they happen in a short time, chances are, they will become un-done in a short time also. Early publicity is especially a deterrent. • Start small and with quality- good examples of truly profitable and sustainable fish farming will spread themselves. • You will likely need to make some personal sacrifices along the way. Time, money, career, sometimes family. Try not to make the personal sacrifice of health because we need people like you around. • You are more likely to fail than succeed and more likely to work un-appreciated than appreciated. It only serves to make those few occasions of success and appreciation sweeter. • Avoid competing with each other- there is plenty of work for everyone- especially the unpaid kind. Good work and good luck to all, Karen L. Veverica Department of Fisheries and Allied Aquacultures International Center for Aquaculture and Aquatic Environments Auburn University, Alabama, USA office: +1-334-844-7366 cell: +1-334-332-1560 cell in Uganda:+256-782-970622
On 5/3/2010 7:32 AM, William Leschen wrote:
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Dear all The activities and results of Valentin in Haiti are welcome, and should be encouraged and disseminated widely. This leads me to the contribution of the diaspora in various development sectors of our countries. Aquaculture has long been of benefit to many programs and development initiatives. Unfortunately, the results across Africa have been mixed. In addition to initiatives already under way, one might think to introduce measures similar to that of Valentine, ie the extent to which the Diaspora could contribute to the development of the aquaculture sector in Africa. What do you dear members of SARNISSA think ? Cordially Celestine Ble Cote D’Ivoire
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bonjour, ces grands déterminants de 'innovation qui sont des contraintes ou des opportunités selon les contextes peuvent éclairer/orienter les politiques publiques et les actions que nous conduisons au niveau local. Comme vous dite c'est bien tout un ensemble de problèmes qu'il convient d'étudier et de les hiérarchiser. C'est aussi ce que nous montre les difficultés que rencontre le Kenya pour la mise en oeuvre d'une politique nationale ambitieuse qui repose sur des subventions à la construction d'étangs, l'approvisionnement simultanée en alevins et aliments, et la formation des producteurs (voir courrier de Harisson). bien cordialement, Matar DIOUF a écrit :
Tous ces aspects soulevés font partie des contraintes qui rendent difficile le développement rapide et harmonieux de l"aquaculture en Afrique. La durée des cycles de production n'en demeure pas moins. Il s'y ajoute que les types d'aliments produits ne sont pas aussi performants pour raccourcir les cycles tout comme les souches. C'est donc tout un ensemble de problèmes qu"il convient d'étudier en vue de susciter l'engouement des populations désireuses de s'adonner à cette alternative à la pêche de capture.
Matar DIOUF ancien Directeur de la pêche continentale et de l'aquaculture du Sénégal
--- En date de : Mar 4.5.10, Olivier MIKOLASEK <olivier.mikolasek@cirad.fr> a écrit :
De: Olivier MIKOLASEK <olivier.mikolasek@cirad.fr> Objet: Re: [Sarnissa-french-aquaculture] [{SPAM?} score 8.0] RE: Traduction/Valentin/Haiti À: sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Date: Mardi 4 mai 2010, 16h56
bonjour Célestin, Effectivement le succès d'un projet de développement ou de sa propre pisciculture est fortement lié à l'engagement des promoteurs et de toutes les parties prenantes. Toutefois, le "retard" dans développement de la pisciculture en Afrique ne repose pas seulement sur des causes micro-économiques ou des comportements individuels mais aussi sur des déterminants macroéconomiques et sociohistoriques propres à ce continent. J'ai le sentiment que ces grands déterminants n'ont pas encore fait l'objet de suffisamment de recherche. Je pense notamment à : la relative faible densité de la population (qui se traduit par exemple par une valorisation récente des bas-fonds); le rareté des sous produits animaux et agricoles pour l'aquaculture -en concurrence avec les autres secteurs de production et l'alimentation humaine- (pas de culture du riz dans les bas-fonds à base de l'utilisation du son du riz pour l'élevage du porc et du poissons, créant des surplus de lisiers...); la concurrence de la pêche et notamment celle d'eau douce -voir l'existence encore dans certains pays forestiers de viande de brousse-; des réseaux sociaux qui seraient peu mobilisés/mobilisables, à la différence de l'Asie, dans le secteur productif (capitaux mais aussi échanges d'information) - les facteurs socio-culturels que tu cites, qui sont aussi le produit de l'histoire; cela renvoie aussi au contexte institutionnel (Hayami, Yujiro and Vernon W. Ruttan. “Toward a Theory of Induced Institutional Innovation,” /Journal of Development Studies, 20(1984): 203-223). J'ai du en oublier. Toutefois, le géant Nigeria montre que ce contexte est en train changer. La principale ressource abondante en Afrique, du présent et du futur, c'est l'homme (et la femme). Il faut en favoriser l'expression via la formation, la mise en réseau et la partage des connaissances...comme essaye de le faire Sarnissa. Et si les autres "facteurs" de production ne sont pas abondants, cela milite d'investir + et + dans la formation et la mise en place de systèmes piscicoles efficients sur la plan social et économique (bref durable). Ceci pour aussi dire que je suis intéressé par la problématique de thèse de ton étudiant. bien cordialement, Olivier
Célestin Blé a écrit :
merci Karen pour ces conseils très pratiques. A travers ce que vous avez dit et soutenu par David, il me semble que ce qui manque c'est la "publicité" du secteur aquacole. il est donc bon de saluer le travail que fait SARNISSA, c'est à dire de faire connaître et partager les expériences des uns et des autres à travers les études de cas (plublié dans Compendium Aquaculture) afin qu'un grand nombre et même les plus sceptiques puissent s'interesser à l'activité aquacole. Dans les pays asiatiques ça marche et je pense qu'en plus des facteurs techniques et financiers, une des explications ayant permis l'émergence et le developpement du secteur aquacole réside certainement dans des facteurs socioculturels. A ce sujet, je travaille avec un étudiant en thèse dont le sujet s'interesse aux facteurs socio-culturels liés au developpement de l'aquaculture dans le sud de la Côte d'Ivoire.
Cordialement
BLE Célestin
Dr BLE M. Célestin Chef du Département Aquaculture Centre de Recherches Océanologiques (CRO) BP V 18 Abidjan, Côte d'Ivoire Tel : +225 21 35 50 14 / 21 35 58 80 Fax : +225 21 35 11 55 Cel : +225 07 76 37 11 / 07 78 78 91 E-mail : blecel@hotmail.com
From: lionel.dabbadie@cirad.fr To: sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Date: Mon, 3 May 2010 19:08:29 +0200 CC: veverkl@gmail.com Subject: [Sarnissa-french-aquaculture] Traduction/Valentin/Haiti
Chers tous,
Je trouve que l'histoire de Valentin est source d'inspiration et nous connaissons tous des histoires similaires. Toutefois, voici quelques remarques que m'inspire cette histoire et les vidéos postées par Will: 1. Valentin a mis 13 ANS pour arriver à cela en Haiti. Ceux d'entre nous qui travaillent sur des projets de développement savent que les financements ne sont garantis que quelques années. A l'origine, Valentin est allé en Haiti sur un petit projet du Rotary International. Ce qui est courageux de sa part, c'est que Valentin est resté indépendamment de toute certitude de financement et est resté fidèle à sa vision, avec ou sans bailleur de fond. 2. Le nombre d'haitiens directement assistés par Valentin est bien inférieur à 1000 personnes. Ça ne me pose pas de problème, mais ça en pose à la plupart des bailleurs de fonds. Quand il faut "faire du chiffre" avant la fin de projets courts, les effets durables sont presque toujours négligeables. 3. Valentin l'a fait de la meilleure manière: commencez petit, démontrez un petit succès qui est très important pour les familles qui en bénéficient, et la croissance suivra (jusqu'à ce qu'un nouveau facteur limitant apparaisse) 4. Notez que Valentin a utilisé son argent personnel pour lancer l'écloserie car il n'est pas parvenu à convaincre les grosses agences gouvernementales d'utiliser une fraction de leurs millions pour la construire. Une raison est que sa demande était trop PETITE. Les grosses agences ont besoin de gros projets car leurs coûts administratifs sont élevés. C'est là que les ONG et le donneur que Valentin a fini par trouver (du Royaume Uni) apparaissent. Il faut maintenant que les grosses agences reconnaissent cela et changent leur manière de travailler. Des petits financements peuvent être mis à disposition dans le cadre de plus gros projets de développement. Même l'USAID évolue dans le sens de mieux utiliser les organisations locales pour la mise en oeuvre de ses projets. Mais ils ne travaillent pas avec des start-ups; ils cherchent des organisations qui ont déjà une solide expérience vérifiable. Et même ainsi, vous n'êtes jamais sûr
d'obtenir un financement dont vous savez pourtant qu'il permettrait de faire un très bon boulot.
5. Valentin a bénéficié d'un petit peu de soutien technique de son université -il n'en a pas eu beaucoup besoin- mais c'est toujours bien de pouvoir s'appuyer sur quelqu'un avec qui il est possible de discuter et d'échanger des informations. Conserver vos contacts ! Quelques conseils: - n'espérez pas que vos efforts aboutissent à moins de 10 ans. Si c'est le cas, c'est super. Mais s'ils sont obtenus en peu de temps, il y a de bonnes chances qu'ils disparaissent aussi très vite. La publicité précoce est aussi dissuasive. - commencez petit et faites du travail de qualité; les bons exemple de pisciculture rentable et durable se diffuseront d'eux même - vous devrez probablement faire des sacrifices personnels en cours de route. Du temps, de l'argent, votre carrière, parfois votre famille. Essayez de ne pas sacrifier votre santé, car nous avons besoin de gens comme vous. - vous avez plus de chances d'échouer que de réussir, et plus de chances que votre travail ne soit pas apprécié plutôt que reconnu. C'est ce qui rend plus agréable les quelques succès et reconnaissances. - évitez d'entrer en compétition les uns les autres -il y a plein de travail pour tout le monde- en particulier pour ce qui n'est pas payé Bon travail et bonne chance à tous !
Karen L. Veverica Department of Fisheries and Allied Aquacultures International Center for Aquaculture and Aquatic Environments Auburn University, Alabama, USA office: +1-334-844-7366 cell: +1-334-332-1560 cell in Uganda:+256-782-970622
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De : "Karen L. Veverica" <veverkl@gmail.com> Date : 3 mai 2010 18:27:51 HAEC À : sarnissa-african-aquaculture@lists.stir.ac.uk Objet : Rép : [Sarnissa-african-aquaculture] Valentin developing aquaculture in Haiti Répondre à : sarnissa-african-aquaculture@lists.stir.ac.uk
Dear all, I find that Val 's story is inspirational and that many of us know of similar stories. However, note a few things from this story and from the videos that Will posted: 1. Val has spent over 13 YEARS to do this in Haiti. Those of us who work on development projects know that funding is assured only for a few years. Val originally went to Haiti on a small project for Rotary International. The courageous thing is that Val stayed on beyond the assured project funding and kept to his vision-no matter if there was a donor or not. 2. The numbers of Haitians directly assisted by Val is likely well under 1,000. I do not have a problem with this- but most of the donor agencies do. In the effort to "get the numbers up" by the end of the short projects, the lasting effects are almost always negligible. 3. Val did it the better way: start small, show small success that is very important to the families benefiting and the expansion will happen, (but only to the point that the next limiting factor appears). 4. Note that Val used his own money to start the hatchery because he could not convince the big government agencies to use some of their multi-millions to do this. One reason is that it is too SMALL of a request. The big agencies need to have big projects because their administrative costs are so high. This is where the NGO's come in and the donor that Val eventually found (from the UK). The big agencies are now getting to recognize this and changing some of the ways they operate. Small grants can be applied for under some of the larger development projects. Even USAID is moving towards using local organizations in some of the implementation of its projects. But they do not work with start-ups; they look for an oraganization that has a verifiable track record. Even so, you will not always be successful in attracting a grant for what you know will be really good work. 5. Val received a small bit of technical backstopping from his school- he didn't need much- but it is always good to have someone with whom you can discuss things and exchange information. Keep your contacts. Some advice: • Do not expect your efforts to yield significant and long-lasting results before 10 years. If they do, that is great. But if they happen in a short time, chances are, they will become un-done in a short time also. Early publicity is especially a deterrent. • Start small and with quality- good examples of truly profitable and sustainable fish farming will spread themselves. • You will likely need to make some personal sacrifices along the way. Time, money, career, sometimes family. Try not to make the personal sacrifice of health because we need people like you around. • You are more likely to fail than succeed and more likely to work un-appreciated than appreciated. It only serves to make those few occasions of success and appreciation sweeter. • Avoid competing with each other- there is plenty of work for everyone- especially the unpaid kind. Good work and good luck to all, Karen L. Veverica Department of Fisheries and Allied Aquacultures International Center for Aquaculture and Aquatic Environments Auburn University, Alabama, USA office: +1-334-844-7366 cell: +1-334-332-1560 cell in Uganda:+256-782-970622
On 5/3/2010 7:32 AM, William Leschen wrote:
Translated from French Forum
Dear all The activities and results of Valentin in Haiti are welcome, and should be encouraged and disseminated widely. This leads me to the contribution of the diaspora in various development sectors of our countries. Aquaculture has long been of benefit to many programs and development initiatives. Unfortunately, the results across Africa have been mixed. In addition to initiatives already under way, one might think to introduce measures similar to that of Valentine, ie the extent to which the Diaspora could contribute to the development of the aquaculture sector in Africa. What do you dear members of SARNISSA think ? Cordially Celestine Ble Cote D’Ivoire
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