[Sarnissa-french-aquaculture] [Traduction] Réponse A. Deines à M. Dickson
Malcolm et les autres, Deux points: 1) Mise à jour sur la rivière Kafue 2) Revue des impacts du tilapia dans le monde 1) J'ai suivi cette discussion avec beaucoup d'intérêt. Malcolm, vos commentaires sur une expérience en taille réelle qui se déroulerait actuellement dans la rivière Kafue sont extrêmement pertinents, puisque nous somme entrain d'achever (sept-oct) un échantillonnage de la Kafue pour examiner l'état actuel de l'invasion par le tilapia du Nil là bas, and plus spécifiquement, de trouver où en est l'hybridation entre le niloticus, l'andersonii et potentiellement, le macrochir. Nos impressions initiales sont que, oui, le niloticus peut être retrouvé tout le long de la Kafue jusqu'au barrage de Itezhi-tezhi, mais sans indice de niloticus dans le lac lui même. Pour ce qui concerne l'hybridation, nous avons collecté de nombreux Oreochromis qui présentaient à la fois le motif distinctif à 3 tâches de andersonii et la queue rayée du niloticus. Les hybrides de macrochir sont peut être présents, mais les macrochir purs n'ont pas vraiment de marque distinctive qui nous permette de faire facilement une telle indentification. Nous avons des échantillons d'ADN de tous les types d'Oreochromis et allons rapidement procéder aux analyses génétiques qui nous donneront un panorama plus clair de l'étendue spatiale et génétique de l'hybridation dans la Kafue. Mais ce que je peux dire, c'est que nous avons vu à la fois ce qui semble être du macrochir pur et du andersonii pur dans nos captures et celles des pêcheurs, mais de manière très minoritaire en comparaison du niloticus. Dans tous les cas, les pêcheurs semblent très experts pour cibler le tilapia du Nil, bien que leurs méthodes (filets monofilaments, seines et beat fishing) soient techniquement illégales. En plus, il semble que l'écrevisse australienne Cherax quadricarinatus se soit aussi établie. Evidemment, j'adorerais voir les résultats de vos expérimentations en Zambie and discuter un peu plus avec vous de votre expérience là bas. 2) Nous avons aussi réalisé une revue blibliographique ample sur les impacts des introductions de tilapia dans le monde, avec une attention particulière aux méthodes et à la rigueur avec laquelle ces impacts ont été rapportés dans les études de terrain. Bien qu'il y ait clairement une association énorme entre introduction/échappement et implantation "réussie" du tilapia dans la nature, ainsi que le déclin apparent d'une certain nombre de paramètres de l'écosystème tels que les stocks de poissons natifs, il y a peu, voire aucune, étude qui démontre de manière rigoureuse un lien de causalité ou mécanique (par exemple, compétition, hybridation, altération de l'habitat etc.) entre ces deux observations. Nous venons juste de présenter ces résultats la semaine dernière à la conférence "Gérer les espèces exotiques pour le développement durable de l'aquaculture et des pêches" (MALIAF) qui s'est tenue à Florence, en Italie. Nous concluons qu'en l'état actuel de nos connaissances, les preuves sont insuffisantes pour démontrer ou au contraire réfuter les dommages causés par les introductions de tilapia. Un résultat surprenant, si on considère l'ampleur de ces introductions dans le monde ! Bien que nous nous soyons efforcés d'inclure tous les rapports référencés, nous suspectons que des informations précieuses sont encore conservées par des agences locales et sont trop masquées pour avoir été détectés par nos réseaux. Il est important de noter que ces rapports ont aussi peu de chance d'être accessibles aux managers des ressources naturelles et des pêches, ou aux décideurs politiques (en particliuer là où les ressources sont limitées, comme c'est souvent le cas en Afrique et dans d'autres régions tropicales où les introductions de tilapia ont le plus de chances d'être envisagées), qui doivent faire face à un nombre croissant de décisions à prendre sur des introductions de tilapia. Nous aimerions remédier à cette situation. Pour cette raison, je demande humblement l'assistance des lecteurs de cette liste pour nous aider à identifier ou localiser ces rapports/ études sur les impacts du tilapia, qui ne doivent exister que dans les agences qui les ont réalisés. S'il vous plaît, si vous êtes familier avec cette littérature grise sur l'impact des introductions du tilapia dans vos régions, contactez nous. Cordialement, Andy Deines adenines@nd.edu University of Notre Dame Center for Aquatic Conservation aquacon.nd.edu Début du message réexpédié :
De : <adeines@nd.edu> Date : 11 novembre 2008 21:49:35 HNEC À : <Sarnissa-african-aquaculture@lists.stir.ac.uk> Cc : loziwen@yahoo.com Objet : Rép : [Sarnissa-african-aquaculture] niloticus threatens tilapia in Africa
Malcolm and others,
Two items:
1) Update on Kafue River
2) Impacts of tilapia worldwide reviewed
1) I have been watching this thread with great interest.
Malcolm, your comments about the real-life experiment currently underway on the Kafue River are extremely apt, as we have just finished two months (Sept-Oct) of sampling on the Kafue to examine the current state of the Nile tilapia invasion there, and specifically to find how extensive the hybridization is between the niloticus, andersonii and potentially macrochir. Our initial impressions are that, yes, niloticus can be found throughout the Kafue Flats up to the Itezhi-tezhi dam, but as of yet there are no indication of niloticus in lake It-t. As far as hybridization, we have collected plenty of Oreochromis with both the distinctive 3- spot pattern of andersonii, as well as the striped tail of niloticus. Macrochir hybrids might be present, but pure macrochir don’t have very distinctive markings that could allow these punitive identifications. We have collected DNA samples from all Oreochromis types, and are proceeding with genetic analysis soon that should give us a clearer picture of both the spatial and genetic extent of hybridization on the Kafue. But I can say we have seen both what appear to be pure macrochir and pure andersonii in our catches and that of fishermen, but these are very much in the minority compared to the niloticus. In any case, the fishermen seem quite adept at targeting nile tilapia, though their methods (monofilament nets, seines and beat-fishing) are technically illegal. Moreover, recently it appears that the redclaw crayfish Cherax quadricarinatus has also become established.
Obviously, I would love to see the results of your experiments with Oreochromis in Zambia and talk with you more about your experiences there.
2) We have also been conducting a comprehensive literature review of the impacts of tilapia introductions around the world, but with careful attention to the methods and rigor with which those impacts have been reported in field studies. While clearly there is an overwhelming association between the introduction/escape and “successful” establishment of tilapia into the wild, and an apparent decline in some ecosystem parameter such as native fish stocks, there are few, if any, reports that rigorously demonstrate a causal or mechanistic link (ie competition, hybridization, habitat alteration etc) between the two observations. We just reported these results last week at the "Managing Alien Species for Sustainable Development of Aquaculture and Fisheries" (MALIAF) conference in Florence, Italy. We conclude that as of yet the available evidence is insufficient to either demonstrate or refute ecological harm from tilapia introductions. A surprising result considering the vast scale of introductions around the world!
While we have made every effort to review every report we could find referenced, we suspect that much good information is kept within local agencies or is otherwise sufficiently obscure to not be caught up in our net. Importantly, these reports are also unlikely to be found by natural resource and fisheries managers or policy makers (especially with limited resources, such as often is the case in Africa and other tropic locations where tilapia introduction is most likely to be considered) who are faced with a growing number of decisions about tilapia introductions. We would like to remedy this situation.
Therefore, I am humbly asking for the assistance of readers of this list in helping us to identify or locate these reports on tilapia impacts, which may likely exist only within the agencies that created them.
Please, if you are familiar with local reports of the impact of tilapia introduction in your regions, contact us.
Cheers,
Andy Deines
adenines@nd.edu
University of Notre Dame
Center for Aquatic Conservation
aquacon.nd.edu
participants (1)
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Lionel Dabbadie