[Sarnissa-french-aquaculture] point de vu
Bonjour à tous et à toutes. Je commencerai par exprimer ma fierté vis a vis des contributions de taille et informations sur l'aquaculture en Afrique. En vous lisant je demeure convaincu que quelque chose est faite et continue d'être faite en Aquaculture. Mais le chemin est long et nous tous Africains devrons penser et gérer autrement ce secteur. Connaissons nous vraiment ce que ce domaine peut avoir comme impact positif en vers nos populations? Pourquoi depuis que l'aquaculture existe en Afrique nous ne parvenons pas à occuper une place considérable dans le classement mondial? Pourtant on n'a pas besoin de puits de 400m de profondeur pour avoir l'eau. Nous avons les especes les plus exploitées dans le monde, nous avons de jeunes diplomés dans ce domaine, les pêcheries sont presque toutes surexploitées, l'agriculture connait des difficultés, le chomage ne cesse de prendre de l'ampleur car pas mal de pêcheurs se rconvertissnet vers d'autres activités qu'attendons pour faire emeger l'aquaculture qui pourtant est une solution à beaucoup de problemes. La chine est leader grace à l'appui de son gouvernement en matiere de fomation, de vulgaristion et d'assistance, l'union europeenne appui les fermiers europeens et nos gouvernements ignorent ils l'ampleur économique de ce secteur? je remercie vivement les personnes qui ont pensé mettre en ligne ce site; bravo à vous. Cependant il me semble qu'il serait meilleur d'aborder les dicussions par theme comme l'a suggerer un des intervenants. Le Sénégal s'est longtemps interessé à l'aquculture à l'instar de beaucoup d'Afrique mais les résultats ont été trés modestes. Vu l'existance des potentialités enormes et sachant que ce secteur est devenu incournable pour compenser le déficit de production que la pêche connait de nos jours, le Gouvenement s'interresse d'avantage à cette activité. C'est dans ce cadre que l'APA (agence pour la Promotion de l'Aquaculture est nait depuis 2 ans). le Sénégal s'est fixé comme objectif de produire 100 000t onnes de poissons par an et ce programme est entrain d'etre executé meme s'il ya un peu de retard. Il existe d'autres programmes dans ce sens pour faire développer l'aquaculture au Sénégal. l'on peut citer le PIC financer par l'université de Liege en collaboration avec l'université de Dakar, lequel projet se fixe comme objectif principal de valoriser le potentiel écologique et hydroagricole de la vallée du fleuve sénégal avec l'aquaculture intensive d'Oreochromis niloticus. Toutefois les privés doivent aussi s'intéresser d'avantage à ce secteur et pour cela beaucoup d'efforts doivent être faits dans l'information et la formation. bien à vous -------------- section suivante -------------- Une pièce jointe HTML a été nettoyée... URL: http://lists.stir.ac.uk/pipermail/sarnissa-french-aquaculture/attachments/20...
Le 1 nov. 08 à 15:55, NIANE Abdoulaye a écrit :
l'on peut citer le PIC financer par l'université de Liege en collaboration avec l'université de Dakar, lequel projet se fixe comme objectif principal de valoriser le potentiel écologique et hydroagricole de la vallée du fleuve sénégal avec l'aquaculture intensive d'Oreochromis niloticus.
Est-ce que vous pourriez nous en dire plus sur ce projet ? Est-ce par rapport à lui que vous faites votre thèse ? Peut-on en connaître le thème ? Merci !
Effectivement le theme de ma recherche est financé par ce projet PIC. En effet ce projet a démaré depuis septembre 2006 et prend fin en septembre 2010. le projet a une sation piscicole sise dans la ville de Richard Toll au Nord du Sénégal avec 8 étangs dont 2 de 1800m2 et 6 de 1000m2, 8 bassins de 10 m3 et une salle aquarium avec écloserie à l'université de Dakar. Deux thémes de recherche de doctorat sont en cours d'exéctutions une sur la génétique et une autre sur la nutrition (valorisation de sousproduits agricoles). Il ya aussi pas d'études qui sont faites dans ce cadre notamment sur la densité en cage, etude comparative de reproduction, effets de la température sur le sexe ratio, régime aliemtaire. Ce projet est financé par la CUD dans le cadre des programmes PIC. --- En date de : Sam 1.11.08, Lionel Dabbadie <sarnissa@gmail.com> a écrit : De: Lionel Dabbadie <sarnissa@gmail.com> Objet: [Sarnissa-french-aquaculture] PIC Sénégal À: sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Date: Samedi 1 Novembre 2008, 18h16 Le 1 nov. 08 à 15:55, NIANE Abdoulaye a écrit :
l'on peut citer le PIC financer par l'université de Liege en collaboration avec l'université de Dakar, lequel projet se fixe comme objectif principal de valoriser le potentiel écologique et hydroagricole de la vallée du fleuve sénégal avec l'aquaculture intensive d'Oreochromis niloticus.
Est-ce que vous pourriez nous en dire plus sur ce projet ? Est-ce par rapport à lui que vous faites votre thèse ? Peut-on en connaître le thème ? Merci ! _______________________________________________ Sarnissa-french-aquaculture mailing list Sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk http://lists.stir.ac.uk/cgi-bin/mailman/listinfo/sarnissa-french-aquaculture -------------- section suivante -------------- Une pièce jointe HTML a été nettoyée... URL: http://lists.stir.ac.uk/pipermail/sarnissa-french-aquaculture/attachments/20...
Je suppose qu'il s'agit du projet d'Aquaculture intensive en cage flottante sur le fleuve Sénégal. Vous parlez d'études de l'effet de la température sur le sex-ratio. Cela veut-il dire qu'il est prévu de travailler en populations monosexes dans le cadre de ce projet. On considère en général qu'en cage, le contrôle du sexe est moins nécessaire dans la mesure où la plupart des pontes tombent hors de la cage, et/ou que les rares alevins produits quittent rapidement la cage ou font l'objet de cannibalisme. Vous parlez également d'études comparative de reproduction. Je suppose que vous comparez différentes souches de tilapia ? Merci d'avance pour vos réponses, JF Baroiller, Cirad At 11:59 02/11/2008, you wrote:
Effectivement le theme de ma recherche est financé par ce projet PIC. En effet ce projet a démaré depuis septembre 2006 et prend fin en septembre 2010. le projet a une sation piscicole sise dans la ville de Richard Toll au Nord du Sénégal avec 8 étangs dont 2 de 1800m2 et 6 de 1000m2, 8 bassins de 10 m3 et une salle aquarium avec écloserie à l'université de Dakar. Deux thémes de recherche de doctorat sont en cours d'exéctutions une sur la génétique et une autre sur la nutrition (valorisation de sousproduits agricoles). Il ya aussi pas d'études qui sont faites dans ce cadre notamment sur la densité en cage, etude comparative de reproduction, effets de la température sur le sexe ratio, régime aliemtaire. Ce projet est financé par la CUD dans le cadre des programmes PIC.
--- En date de : Sam 1.11.08, Lionel Dabbadie <sarnissa@gmail.com> a écrit :
De: Lionel Dabbadie <sarnissa@gmail.com> Objet: [Sarnissa-french-aquaculture] PIC Sénégal À: sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Date: Samedi 1 Novembre 2008, 18h16
Le 1 nov. 08 à 15:55, NIANE Abdoulaye a écrit :
l'on peut citer le PIC financer par l'université de Liege en collaboration avec l'université de Dakar, lequel projet se fixe comme objectif principal de valoriser le potentiel écologique et hydroagricole de la vallée du fleuve sénégal avec l'aquaculture intensive d'Oreochromis niloticus.
Est-ce que vous pourriez nous en dire plus sur ce projet ? Est-ce par rapport à lui que vous faites votre thèse ? Peut-on en connaître le thème ?
Merci !
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Dr J.F. Baroiller CIRAD-Persyst, UPR20 Aquaculture et gestion des ressources aquatiques Campus International de Baillarguet TA B-20/A, Bur.A18 34398 Montpellier cedex 5 France (: 33.(0)4.67.59.39.51 (ligne directe); 33.(0)4.67.59.39.05 (sec) Fax : 33.(0)4.67.59.38.25 * baroiller@cirad.fr http://aquatrop.cirad.fr/ -------------- section suivante -------------- Une pièce jointe HTML a été nettoyée... URL: http://lists.stir.ac.uk/pipermail/sarnissa-french-aquaculture/attachments/20...
Cher Abdoulaye, Excellente idée que celle d'aborder les discussions par thème. Un thème, qui sous tend votre intervention, me tient particulièrement à coeur et me paraît fondamental : il s'agit de celui relatif aux *potentialités* d'un territoire, d'une région ou d'un pays pour développer la pisciculture. Peut-être ce thème suscitera-t-il des réactions de la part d'autres correspondants du réseau Sarnissa. Pour revenir à votre intervention, je pense qu'on ne peut pas faire de la pisciculture partout, que certaines régions (et certains pays) s'y prêtent infiniment mieux que d'autres. A ce propos je m'interroge sur le potentiel sénégalais pour cette spéculation et lorsque je lis qu'un programme de développement de la pisciculture prévoit de produire 100 000 t par an (à quelle échéance ?) je m'émerveille et à la fois je m'interroge. Pour avoir fait un certain nombre de missions au Sénégal et avoir même mis en place un micro-projet de recherche-développement dans la vallée du Fleuve mon analyse me conduit à dire: - que les ressources naturelles pour développer l'aquaculture au Sénégal sont limitées (par exemple les ressources en eau *piscicultivables (1)*) - qu'à ma connaissance les nombreux travaux de recherche effectués sur les systèmes traditionnels de pisciculture dans les aménagements rizicoles en eaux douces et saumâtres de Casamance n'ont pas donné lieu à des développements significatifs : me trompe-je? sinon, y a-t-il des analyses qui en ont été faites? - qu'un travail de recherche participative reste à mener pour chacun des territoires sénégalais où un potentiel aquacole existe pour co-construire avec les pisciculteurs des sytèmes de production adaptés et appropriés (sur ce sujet des collègues membres du réseau Sarnissa pourront en dire beaucoup plus que moi). Pour appuyer ce que je viens d'exprimer, je voudrais me référer à un travail de prospective qui vient d'être réalisé sur la pisciculture française auquel j'ai participé. Vous le trouverez en ligne à l'adresse suivante: http://www.inra.fr/coordination_piscicole/commission_filiere/prospective_sur... Vous verrez que ce travail mené par des parties prenantes d'origines très diverses conduit à l'élaboration de 5 scénarios très contrastés dont un seul prédit un avenir réellement "productif" (scénario 4 : "tous sur le pont") pour la pisciculture française, qui par ailleurs traverse une crise grave (du fait notamment d'une législation sur l'eau très contraignante et d'importations bon marché). Au même titre que d'autres prospectives réalisées dans le domaine de l'aquaculture, celle-ci peut servir de support à la réflexion. Bonne continuation dans vos travaux, bien cordialement, Jérôme Lazard (1) les ressources en eau de la vallée du Fleuve Sénégal sont considérables mais ne sont pas toutes, il s'en faut de beaucoup, piscicultivables. En effet si l'on se base sur 2 systèmes de production a priori possibles dans cet environnement, cages flottantes et étangs, on voit que la très grande fluctuation des paramètres physicochimiques (débit, température, turbidité etc.) rend le premier (cages) très difficile et que la nécessité de pomper et la concurrence avec la riziculture irriguée limitent considérablement la faisabilité économique des seconds (étangs). Je tiens à votre disposition les résultats bio-techniques et l'analyse (socio-économique) critique d'un projet de développement de la pisciculture en cages flottantes mené dans des conditions globalement comparables au Fleuve Sénégal (Niger) dans les années 80 et 90. Ils soulèvent plus de questions qu'ils n'en résolvent ....! Ils ne sont malheureusement disponibles que sous leur version papier. Je peux vous envoyer ces documents si vous me donnez votre adresse. NIANE Abdoulaye a écrit :
Bonjour à tous et à toutes. Je commencerai par exprimer ma fierté vis a vis des contributions de taille et informations sur l'aquaculture en Afrique. En vous lisant je demeure convaincu que quelque chose est faite et continue d'être faite en Aquaculture. Mais le chemin est long et nous tous Africains devrons penser et gérer autrement ce secteur. Connaissons nous vraiment ce que ce domaine peut avoir comme impact positif en vers nos populations? Pourquoi depuis que l'aquaculture existe en Afrique nous ne parvenons pas à occuper une place considérable dans le classement mondial? Pourtant on n'a pas besoin de puits de 400m de profondeur pour avoir l'eau. Nous avons les especes les plus exploitées dans le monde, nous avons de jeunes diplomés dans ce domaine, les pêcheries sont presque toutes surexploitées, l'agriculture connait des difficultés, le chomage ne cesse de prendre de l'ampleur car pas mal de pêcheurs se rconvertissnet vers d'autres activités qu'attendons pour faire emeger l'aquaculture qui pourtant est une solution à beaucoup de problemes. La chine est leader grace à l'appui de son gouvernement en matiere de fomation, de vulgaristion et d'assistance, l'union europeenne appui les fermiers europeens et nos gouvernements ignorent ils l'ampleur économique de ce secteur? je remercie vivement les personnes qui ont pensé mettre en ligne ce site; bravo à vous.
Cependant il me semble qu'il serait meilleur d'aborder les dicussions par theme comme l'a suggerer un des intervenants.
Le Sénégal s'est longtemps interessé à l'aquculture à l'instar de beaucoup d'Afrique mais les résultats ont été trés modestes. Vu l'existance des potentialités enormes et sachant que ce secteur est devenu incournable pour compenser le déficit de production que la pêche connait de nos jours, le Gouvenement s'interresse d'avantage à cette activité. C'est dans ce cadre que l'APA (agence pour la Promotion de l'Aquaculture est nait depuis 2 ans). le Sénégal s'est fixé comme objectif de produire 100 000t onnes de poissons par an et ce programme est entrain d'etre executé meme s'il ya un peu de retard. Il existe d'autres programmes dans ce sens pour faire développer l'aquaculture au Sénégal. l'on peut citer le PIC financer par l'université de Liege en collaboration avec l'université de Dakar, lequel projet se fixe comme objectif principal de valoriser le potentiel écologique et hydroagricole de la vallée du fleuve sénégal avec l'aquaculture intensive d'Oreochromis niloticus. Toutefois les privés doivent aussi s'intéresser d'avantage à ce secteur et pour cela beaucoup d'efforts doivent être faits dans l'information et la formation.
bien à vous
-------------- section suivante -------------- Une pièce jointe HTML a été nettoyée... URL: http://lists.stir.ac.uk/pipermail/sarnissa-french-aquaculture/attachments/20... _______________________________________________ Sarnissa-french-aquaculture mailing list Sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk http://lists.stir.ac.uk/cgi-bin/mailman/listinfo/sarnissa-french-aquaculture
-- Dr. Jérôme Lazard Unité de Recherche "Aquaculture et gestion des ressources aquatiques" Département Persyst Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) TA B-20/01 Avenue Agropolis 34398 Montpellier cedex 5, France e.mail : jerome.lazard@cirad.fr tel : 33 (0)4 67 04 63 65 fax : 33 (0)4 67 16 64 40
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Le 3 nov. 08 à 10:47, Jérome Lazard a écrit :
Pour appuyer ce que je viens d'exprimer, je voudrais me référer à un travail de prospective qui vient d'être réalisé sur la pisciculture française auquel j'ai participé.
Pour une prospective plus spécifiquement tournée vers les pays du sud, on peut aussi consulter Aquaculture et pêche dans les pays du Sud : analyse prospective 2025 de la demande en recherche. Jean-Paul BLANCHETON , Jacques FUCHS , Denis LACROIX , Nicole LACROIX , Philippe LEMERCIER , Jean MARIN , Loic ANTOINE <http://www.ifremer.fr/docelec/doc/2002/rapport-4314.pdf> Pour une prospective pisciculture marine: Pisciculture marine : Elements de prospective. André GERARD. <http://www.ifremer.fr/docelec/doc/2006/rapport-1506.pdf> ATTENTION: il semble y avoir des problèmes de réseau pour le moment, si ça ne marche pas immédiatement, essayer plus tard Présentations: Aquaculture et pêche dans les pays du Sud : analyse prospective 2025 de la demande en recherche Cet ouvrage présente le travail de quatre ans d'un groupe de réflexion prospective de l'ifremer sur la demande en recherche des pays du Sud à l'horizon 2025 dans Ie domaine des pêches et de l'aquaculture. L'étude a porté sur un bilan rétrospectif des actions de coopération scientifique menées par l'Institut avec ces pays depuis vingt-cinq ans et une étude prospective classique utilisant la méthode des scénarios appuyée par une large bibliographie. L'analyse a conduit à définir les demandes en recherche les plus fréquentes dans les principales zones géographiques du Sud ainsi que les priorités thématiques et géographiques pour l'ifremer. Deux conclusions opérationnelles sont formulées: élaboration « d'avis d'opportunités» pour intervenir dans les pays du Sud; recommandation pour la création d'une cellule pérenne de prospective à l'ifremer à l'instar d'autres organismes de recherche. Pisciculture marine : Elements de prospective Pour élaborer son plan stratégique 2005-2009, l'Ifremer a réalisé en 2003 deux exercices de prospective : une prospective thématique, et une prospective sectorielle. La prospective sectorielle « aquaculture », fondée essentiellement sur une réflexion Ifremer, a mis notamment en évidence la différence de nature des problèmes posés par les évolutions futures de la conchyliculture, de la pisciculture et des autres élevages (perliculture et crevetticulture). Par ailleurs, les prospectives réalisées à l'échelle internationale par la FAO (2002, 2004) et l'IFPRI (2003) soulignent que le développement de l'aquaculture est la condition nécessaire de satisfaction de la demande mondiale d'approvisionnement en produits aquatiques de consommation, compte tenu de la prévisible faible croissance, voire stagnation, de la production des pêches de capture. Considérant le faible développement de la pisciculture marine en France, pays de longue tradition conchylicole, il est apparu nécessaire d'approfondir la réflexion prospective consacrée à la pisciculture marine, en l'élargissant à tous les acteurs concernés par ce secteur de production. Le but est de s'assurer que les objectifs du plan stratégique, déclinés dans le contrat quadriennal 2005-2008, définissent une stratégie pleinement conforme à l'une des trois missions de l'Ifremer : contribuer au développement économique du monde maritime.
Bonsoir, Le 3 nov. 08 à 10:47, Jérome Lazard a écrit :
Pour revenir à votre intervention, je pense qu'on ne peut pas faire de la pisciculture partout, que certaines régions (et certains pays) s'y prêtent infiniment mieux que d'autres. A ce propos je m'interroge sur le potentiel sénégalais pour cette spéculation et lorsque je lis qu'un programme de développement de la pisciculture prévoit de produire 100 000 t par an (à quelle échéance ?) je m'émerveille et à la fois je m'interroge.
Un autre article de presse sur la politique sénégalaise en aquaculture: <http://cdurable.info/Apres-des-annees-d-echecs-le,474.html> Après des années d’échecs, le Sénégal veut relancer l’élevage de poissons mercredi 29 août 2007 Posté par David Naulin Le Sénégal, confronté depuis plusieurs années à un épuisement de ses ressources halieutiques, cherche à relancer le secteur de l’aquaculture après une succession d’échecs durant les trente dernières années. Le ministre sénégalais de l’Economie maritime, Souleymane Ndéné Ndiaye, a annoncé le 22 août une "relance" du secteur après des "expériences passées qui n’ont pas donné les résultats escomptés". "Nous allons identifier dans tout le pays des sites appropriés pour chaque espèce de poisson (à élever) avec l’aide d’un expert vietnamien", a ajouté M. Ndiaye. De 2008 à 2010, un financement de 53 milliards de francs CFA (80 millions d’euros) a été prévu pour le secteur de la pêche dont 13 milliards FCFA (13,8 millions d’euros) pour l’aquaculture, selon le directeur de ce secteur au ministère de l’Economie maritime, Matar Diouf. Les autorités envisagent aussi de "+reprofiler+ plusieurs bassins d’élevage souffrant d’une mauvaise conception" en plus de problèmes liés notamment à l’ensablement, l’assèchement et l’alimentation. Le suivi des projets piscicoles a souvent posé problème, comme à Mont- Rolland, un village situé à 80 km au nord de Dakar : les tilapias du Nil et les silures élevés depuis 2005 nagent dans un bassin de rétention d’eau de pluie, mais sont inaccessibles aux populations faute d’équipements de pêche. "Notre élan a été brisé par la création en juillet 2006 d’une agence de promotion de l’aquaculture à qui on avait tout confié. Nous sommes restés un an sans nous occuper de ces bassins alors que l’agence n’a pas véritablement démarré, faute de moyens", explique M. Diouf. Sur 18,5 milliards de FCFA (28 millions d’euros) annoncés en 2005 dans le cadre d’un plan d’actions de la pêche continentale et de l’aquaculture 2005-2010, seuls 500 millions de FCFA (762.000 euros) ont été dégagés pour l’équipement de cette agence. En Casamance (sud), une des zones qui, avec le nord, a accueilli dans les années 1980 les premières expériences aquacoles au bord des cours d’eau, l’insécurité a contribué à freiner le secteur, malgré la signature fin 2004 d’un accord de paix entre le gouvernement sénégalais et l’ex- rébellion indépendantiste. La relance de l’aquaculture intervient alors que le pays fait face à une baisse de quantités pêchées en mer, officiellement passées de 400.000 tonnes dans les années 1980 à entre 300.000 et 350.000 tonnes actuellement. En outre, selon le centre de recherches océanographiques de Dakar- Thiaroye (CRODT), de nombreuses espèces comme le "thiof" (mérou), la daurade, le capitaine et le pageot, des espèces vouées à l’exportation, sont actuellement surexploitées et menacées d’extinction. "La mer est presque vide. Les rares poissons que nous avons au Sénégal viennent des pays voisins" comme la Mauritanie et la Guinée-Bissau, dit Matar Diouf. Parallèlement, la production nationale de poissons d’élevage est officiellement passée de 150 tonnes en 2000 à 300 tonnes en 2006, très loin de l’objectif de production de 100.000 à 110.000 tonnes fixé dans le plan d’actions 2005-2010. D’où le scepticisme de l’écologiste Ali Haïdar, pour qui "ça ne peut pas marcher chez nous. Le poisson sauvage est quasi gratuit alors que le marché et les débarquements ne sont pas réglementés. Le financier qui va investir (dans l’aquaculture) a besoin d’un prix fixé" à l’avance. M. Haïdar se dit aussi inquiet des "dérèglements écologiques" de l’aquaculture. "Elle pollue les zones où elle est pratiquée" dit-il en citant l’Asie, où "il y a eu des hécatombes de mangroves et de poissons à cause de la nourriture de synthèse pour l’alimentation" des espèces élevées.
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