Bonjour à tous, En attendant les débats sur le sujet d'investissement en pisciculture que j'ai lancé il y a quelques jours, je voudrais exprimer une analyse de faits sur les recherches en aquaculture en rapport avec les ressources halieutiques continentales en Afrique. C'est très intéressant et instructif d'apprendre des informations sur ces questions d'hormones en rapport avec le développement de l'aquaculture qui passe par la connaissance et la maîtrise des espèces halieutiques et leurs écosystèmes. Les débats actuels sur ces sujets sont à la portée des chercheurs et certains agents de développement qui ont eu l'opportunité de travailler dans des structures équipées avec des techniques et technologies de pointe. Ce qui n'est pas mal pour l'aquaculture d'où son évolution progressive dans tous ses compartiments. Cependant, je suis moins édifié sur un aspect que je considère être moins abordé par les chercheurs qui est " le repeuplement ". Je n' ai aucune information sur des résultats de recherche liés aux espèces menacées des eaux continentales africaines. A cause des facteurs comme : la sur exploitation, la destructions des têtes de sources, l'ensablement, le tarissement et la poussée des agglomérations urbaines. Pour ma part, si c'est évident que le "repeuplement" durable ne peut être réalisé sans faire l'aquaculture ou la pisciculture, alors je voudrais avoir des informations de recherches actions sur les espèces des grands bassins comme le Nil, le Niger, le Sénégal. En considérant que les espèces d'aquaculture sont systématiquement issues de ces eaux. S'il n 'y a pas eu de recherches conséquentes, alors nous pouvions alors l'orienter à quand et avec quelle institution de recherche, sachant que nos eaux continentales sont considérées peu productives et voire en situation de tarissement progressif. Je compte sur l'apport de chacun et tous sur les plans stratégique, technique et scientifique Sidiki keita, Guinée conakry --- En date de : Jeu 4.12.08, JF Baroiller <baroiller@cirad.fr> a écrit : De: JF Baroiller <baroiller@cirad.fr> Objet: Re: [Sarnissa-french-aquaculture] Utilisation MT et export Europe À: sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Date: Jeudi 4 Décembre 2008, 20h00 Pour compléter le propos de Lionel, je pense que le problème de l'utilisation des hormones est davantage celui des produits de dégradation de la 17MT éliminés par le poisson. En étang, la 17MT et ses produits de dégradation sont retouvés pendant plusieurs mois dans l'eau après l'arrêt du traitement mais surtout dans le sol et la vase de l'étang (voir les travaux du PD-CRSP). Je ne recommanderais pas la pêche à la senne dans ces étangs, sauf bien équipé... Quand les étangs sont proches d'une rivière, ces produits partent dans la rivière. Pour de petites productions, ce n'est pas un énorme problème, pour des productions plus importantes, c'est plus embétant... Mais c'est juste l'avis d'un physiologiste... Amicalement, JF Baroiller At 18:05 04/12/2008, you wrote:
Le 4 déc. 08 à 17:44, William Leschen a écrit :
Notez que la plupart des tilapia sur le marché mondial du fait de sexe MT renversement ou en utilisant d'autres hormones. La procédure est autorisée aux États-Unis INAD dans le cadre de la réglementation de la FDA et a également permis de poisson importées par l'UE, mais sous certaines conditions
J'ai demandé des précisions sur les conditions qui en UE autoriseraient l'utilisation de MT dans le cas du tilapia car il y a quelques années, j'avais fait une revue légale sur cet emploi, qui montrait sans ambiguïté que le traitement était interdit (le problème du tilapia, à la différence d'autres espèces de poissons comme les salmonidés, c'est que le poisson traité est le poisson destiné à être consommé et non le géniteur). Ceci étant, il y a une tolérance réelle des services sanitaires, puisque le risque de trouver des résidus dans des poissons de taille commerciale n'a jamais, à ma connaissance, été démontré.
Voici mon analyse de l'époque, les choses ont pu changer depuis:
Androgènes
Comme pour les autres espèces élevées, leur usage est interdit sur les poissons destinés à la consommation. La directive 96/22 (modifiée par la directive 2003/74) mentionne dans son article 5 : « En ce qui concerne les animaux d'aquaculture, les alevins peuvent être traités pendant les trois premiers mois en vue de l'inversion sexuelle par des médicaments vétérinaires à effet androgène, autorisés conformément aux directives 81/851/CEE et 81/852/ CEE (abrogées par la directive 2001/82 NdT) » en précisant bien que ce traitement « est interdit aux animaux de rente ». Au niveau français, le décret 2003-138 (repris par l’article R234-6 du code rural) précise que « les médicaments vétérinaires contenant des substances ou catégories de substances à activité anabolisante, anticatabolisante ou bêta-agoniste ne peuvent être administrés à des animaux appartenant à des espèces dont la chair ou les produits sont destinés à la consommation humaine que dans les conditions suivantes : […] Les substances à effet androgène, administrées aux alevins de poissons qui ne sont pas destinés à la consommation, pendant les trois premiers mois de leur vie et en vue de l’inversion sexuelle » L’article L-234-2 précise qu’ « il est interdit de mettre sur le marché ou d’introduire sur le territoire métropolitain ou dans les départements d’outre-mer, pour des animaux des espèces dont la chair ou les produits sont destinés à l’alimentation humaine, ou d’administrer à de tels animaux des substances à activité anabolisante, anticatabolisante ou bêta-agoniste. Il est interdit aux personnes ayant la garde de ces animaux de détenir sans justification ces substances. _______________________________________________ Sarnissa-french-aquaculture mailing list Sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk http://lists.stir.ac.uk/cgi-bin/mailman/listinfo/sarnissa-french-aquaculture
Dr J.F. Baroiller CIRAD-Persyst, UPR20 Aquaculture et gestion des ressources aquatiques Campus International de Baillarguet TA B-20/A, Bur.A18 34398 Montpellier cedex 5 France (: 33.(0)4.67.59.39.51 (ligne directe); 33.(0)4.67.59.39.05 (sec) Fax : 33.(0)4.67.59.38.25 * baroiller@cirad.fr http://aquatrop.cirad.fr/ -------------- section suivante -------------- Une pièce jointe HTML a été nettoyée... URL: http://lists.stir.ac.uk/pipermail/sarnissa-french-aquaculture/attachments/20... _______________________________________________ Sarnissa-french-aquaculture mailing list Sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk http://lists.stir.ac.uk/cgi-bin/mailman/listinfo/sarnissa-french-aquaculture -------------- section suivante -------------- Une pièce jointe HTML a été nettoyée... URL: http://lists.stir.ac.uk/pipermail/sarnissa-french-aquaculture/attachments/20...