Petites exploitations- Entreprises privées - autorités publiques-Tilapia
Bonjour, A lexpérience il est clair que ce sont les entreprises privées qui dans ce domaines ont donné les meilleurs résultats en Afrique. Pour les toutes petites exploitations villageoises il manque, la plupart du temps, outre laccès à certains intrants et aux bonnes conditions de sites/accès/marchés, un mode de management rigoureux au long terme (suivi/mesure journalier du stock sur plus de 6 mois) qui est très rarement bien mené. Par contre les entreprises qui visent plus de 500 t/an ont plus de résultats car elles procèdent préalablement à une « phase pilote » qui leur apporte les indicateurs nécessaires pour ensuite estimer la faisabilité du projet final. Il semble que dans beaucoup de situations (en milieu ouvert) une production de 250 à 500 t soit à risque. Cette tranche dentreprises de plus de 500 T en général dispose dun fonds propre de départ suffisant pour la phase pilote sur au moins 1 an. Cette dernière, si les paramètres ne sont pas contre indicatifs, permet à lentreprise détablir un plan daffaires complet et bien documenté. Et donc trouver des supports financiers pour continuer laventure, comme la fait Lake Harvest au Zimbabwe. Les autorités pourraient faciliter certaines tâches comme par exemple déterminer les zones avec les études dimpacts environnementaux préalables ou en offrant des avantages sérieux pour ce qui concerne les entreprises de production daliments ou encore aménager laccès aux sites et les communications (infrastructures et IT). Erik Rotsaert
bonjour cher tous, je voudrai lancé un débat autour de la cession des terres en Afrique au profit des grands groupes étrangers pour la culture de rente. cela devient courant que les Gouvernements Africains cèdent les terres pour la culture de rente alors que les états eux mêmes sont en dépendance alimentaire à qui profite ce business? il est promis de centaine de milliers d'emploi mais en fait c'est un leurre. autrement dit, l'impact de ces installations sont tangibles sur l'environnement, dans le mode de fonctionnement de la société paysane, dans l'économie locale. l'environnement aquatique, terrestre est exposé. les premiers impact sont la destruction de la forêt, la baisse de la pluviométrie, la pollution diffuse des nappes phréatiques par les pesticides, le risque d'apparition des marées vertes suite à la forte utilisation d'engrais chimique, la perte de la biodiversité. sur le plan social, les habitudes et mode fonctionnement des paysans sont transformés. la main d'oeuvre valide est employé dans les champs où il sont rémunérés souvent en monnaie de........., le camps des travailleurs est en fait un petit ghetto que l'on monte sur le village, le fameux économat ruine les travailleurs (non pas que sa présence est mauvaise mais les prix pratiqués et le niveau d'endettement des travailleurs fait que c'est un outil de ruine). au niveau local les rétombées du groupe ne sont pas ressentis et les populations demeurent de plus en lus pauvre tandis que le groupe s'enrichit. quelle stratégie ont les gouvernements Africains? pourquoi ne lance t-ilpas des programmes de promotion des cultures vivrières d'abord pour assurer l'autosuffisance alimentaire et assurer une rente aux paysans? Géovanne Aymar NZIENGUI DJIEMBI Directeur de l'Aménagement et de la Restauration des Écosystèmes Aquatiques Boulevard Triomphal Omar BONGO Libreville Gabon tel +(241) 06204273 From: erikrotsaert@skynet.be To: sarnissa-african-aquaculture@lists.stir.ac.uk; sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk Date: Wed, 29 Aug 2012 23:01:49 +0200 Subject: [Sarnissa] Petites exploitations- Entreprises privées - autorités publiques-Tilapia Bonjour, A l’expérience il est clair que ce sont les entreprises privées qui dans ce domaines ont donné les meilleurs résultats en Afrique. Pour les toutes petites exploitations villageoises il manque, la plupart du temps, outre l’accès à certains intrants et aux bonnes conditions de sites/accès/marchés, un mode de management rigoureux au long terme (suivi/mesure journalier du stock sur plus de 6 mois) qui est très rarement bien mené. Par contre les entreprises qui visent plus de 500 t/an ont plus de résultats car elles procèdent préalablement à une « phase pilote » qui leur apporte les indicateurs nécessaires pour ensuite estimer la faisabilité du projet final. Il semble que dans beaucoup de situations (en milieu ouvert) une production de 250 à 500 t soit à risque. Cette tranche d’entreprises de plus de 500 T en général dispose d’un fonds propre de départ suffisant pour la phase pilote sur au moins 1 an. Cette dernière, si les paramètres ne sont pas contre indicatifs, permet à l’entreprise d’établir un plan d’affaires complet et bien documenté. Et donc trouver des supports financiers pour continuer l’aventure, comme l’a fait Lake Harvest au Zimbabwe. Les autorités pourraient faciliter certaines tâches comme par exemple déterminer les zones avec les études d’impacts environnementaux préalables ou en offrant des avantages sérieux pour ce qui concerne les entreprises de production d’aliments ou encore aménager l’accès aux sites et les communications (infrastructures et IT). Erik Rotsaert _______________________________________________ Sarnissa-french-aquaculture mailing list Sarnissa-french-aquaculture@lists.stir.ac.uk http://lists.stir.ac.uk/cgi-bin/mailman/listinfo/sarnissa-french-aquaculture
participants (2)
-
Erik Rotsaert -
Geovanne NZIENGUI